Selon les données officielles, le taux de pauvreté multidimensionnelle a reculé en moyenne de 1,03 % par an à l’échelle nationale. Dans les zones peuplées de minorités ethniques, la baisse a atteint 3,4 % par an, dépassant l’objectif initial fixé à 3,2 %.
Au cours des cinq dernières années, plus de 10.500 modèles et projets de lutte contre la pauvreté ont été déployés, bénéficiant à plus de 205.000 ménages pauvres, quasi pauvres ou récemment sortis de la pauvreté.
Les politiques de soutien à la formation professionnelle, au crédit social, à la santé, au logement, à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement ont également contribué à améliorer les conditions de vie et à renforcer la protection sociale des populations vulnérables.
Selon Nguyên Lâm Thành, vice-président du Conseil des affaires ethniques de l’Assemblée nationale, ces efforts ont permis de réduire l’écart de développement entre les zones peuplées de minorités ethniques, et plus largement les régions rurales, et le reste du pays.
Il a notamment mis en avant les progrès significatifs en matière d’infrastructures, qu’il s’agisse des transports, de l’électricité, des établissements scolaires, des structures de santé ou encore des équipements culturels.
Afin de remédier aux limites constatées (résultats inégaux, dispersion des ressources et chevauchement des missions…), l’Assemblée nationale, lors de sa dernière session, a approuvé le principe de l’intégration des trois programmes nationaux cibles en un programme unique pour la période 2026-2035.
Selon Y Vinh Tor, vice-ministre des Affaires ethniques et religieuses, la nouvelle phase vise à concentrer les ressources pour des investissements plus ciblés, durables et en profondeur, en priorité dans les zones de minorités ethniques et de montagne, notamment les régions frontalières, insulaires et les territoires confrontés à des conditions socioéconomiques particulièrement difficiles.
Après intégration, le programme national comprendra deux volets: un volet commun, articulé autour de dix groupes d’actions déployées à l’échelle nationale, et un volet spécifique comprenant cinq missions dédiées aux zones de minorités ethniques et de montagne.
Cette restructuration vise à améliorer l’efficacité des politiques publiques sans réduire les dispositifs existants, tout en renforçant l’allocation des ressources vers les régions les plus défavorisées.