Selon lui, la croissance du PIB vietnamien en 2025 pourrait atteindre environ 7,5%, voire franchir le seuil de 8%.
Les exportations et le tourisme constituent les «principaux moteurs» de cette performance.
Il souligne que la politique tarifaire américaine n’a pas eu d’impact significatif sur les exportations vietnamiennes vers les États-Unis, lesquelles devraient progresser d’environ 30% en 2025, soutenues par la forte consommation des ménages américains à hauts revenus.
Par ailleurs, la reprise du tourisme international, notamment en provenance de Chine, contribuerait à hauteur d’environ un point de pourcentage au PIB.
Pour 2026, Michael Kokalari estime que le potentiel de croissance sera encore plus fort, lorsque les facteurs internes atteindront leur « point de maturité ».
Les réformes et les investissements devraient alors jouer pleinement leur rôle, 2026 étant l’année où les effets des politiques de « Renouveau 2.0 » et des grands projets d’infrastructures se feront pleinement sentir.
« Le gouvernement a accordé une grande priorité aux investissements dans les infrastructures. Le rythme de décaissement en 2025 est très élevé, mais ses effets ne sont pas encore pleinement visibles en raison du décalage entre le décaissement et son impact sur l’économie. En combinant ce décalage avec ceux liés aux exportations et à la consommation, nous anticipons une économie vietnamienne très dynamique en 2026 », a-t-il précisé.
L’expert de VinaCapital souligne également l’importance des résolutions structurantes du Vietnam, notamment celles favorisant le développement du secteur privé, la rationalisation de l’appareil administratif et la levée des blocages sur le marché immobilier.
La technologie et l’intelligence artificielle pourraient, selon lui, devenir de nouveaux leviers majeurs de croissance.