Face à cette dynamique, le ministère de l'Agriculture et de l'Environnement intensifie la mise en œuvre de mesures coordonnées afin de porter le montant total des exportations pour l'ensemble de l'année à au moins 3,85 milliards de dollars, avec pour objectif d'atteindre le seuil des 4 milliards de dollars.
Selon le vice-ministre de l'Agriculture et de l'Environnement, Dang Ngoc Diep, le ministère a dépêché des missions de travail auprès des principales zones de production, notamment dans les hauts plateaux du Tay Nguyen, le Nam Bo oriental et le Nam Bo occidental, afin de lever directement les obstacles sur le terrain.
Sur le plan de la transparence commerciale, le ministère a officiellement déployé le 1er juillet son système de traçabilité numérique. Cette démarche novatrice a reçu un accueil favorable de la part des conseillers commerciaux des États-Unis et de la Chine. Parallèlement, la promulgation de la Résolution gouvernementale 36 a permis de simplifier la procédure d'octroi des codes de zones de culture et des unités de conditionnement en décentralisant cette compétence vers les comités populaires communaux et de quartier.
À la suite de séances de travail bilatérales menées en août dernier, la partie chinoise a approuvé 567 codes supplémentaires pour les zones de culture et les centres de conditionnement.
À ce jour, le pays compte 1.599 zones de culture et 281 installations d'emballage qualifiées pour exporter vers ce marché. Concernant le contrôle sanitaire, 45 laboratoires d'analyse du cadmium et 42 laboratoires de détection du jaune d'auramine O ont été certifiés par la Chine au 3 septembre, assurant une capacité de traitement de 10.000 à 13.000 échantillons par jour, ce qui garantit le bon déroulement de la haute saison de récolte au Tay Nguyen.
Outre ses débouchés traditionnels, le Vietnam poursuit la diversification de ses marchés d'exportation vers des pays à fort potentiel comme l'Inde, l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
En juillet, l'Inde a donné son accord de principe pour l'importation de durian vietnamien, ouvrant l'accès à un marché de plus d'un milliard d'habitants caractérisé par une demande croissante.
Pour consolider cette filière, les autorités agricoles s'attachent à restructurer la production en reliant plus étroitement producteurs, coopératives et entreprises au sein de bassins d'approvisionnement intégrés.
Les opérateurs économiques sont encouragés à réinvestir dans les infrastructures de prétraitement, les usines de transformation avancée et les chaînes de conservation afin de garantir la qualité des fruits, de satisfaire aux exigences strictes des importateurs et de bâtir durablement la marque du durian vietnamien sur la scène internationale.