L'héritage précieux de l’Accord de Genève

Le 21 juillet 1954, l’Accord de Genève sur la cessation des hostilités au Vietnam a été signé, ouvrant une nouvelle page dans la lutte pour la libération nationale et la réunification du pays.

Photo : L’équipe vietnamienne de secours et de sauvetage participe aux opérations consécutives au séisme au Venezuela (Photo : l’Ambassade du Vietnam au Venezuela).
Photo : L’équipe vietnamienne de secours et de sauvetage participe aux opérations consécutives au séisme au Venezuela (Photo : l’Ambassade du Vietnam au Venezuela).

Soixante-douze ans après cet événement historique, les enseignements tirés des négociations, de la signature et de la mise en œuvre de cet accord conservent toute leur pertinence pour l’œuvre actuelle de construction et de développement du pays, en particulier à l’heure où le Vietnam entre dans une nouvelle étape de son essor national.

Le 8 mai 1954, soit un jour seulement après la victoire éclatante de la bataille de Diên Biên Phu, la Conférence de Genève consacrée à la cessation des hostilités et au rétablissement de la paix en Indochine s’est officiellement ouverte.

Après 75 jours de négociations particulièrement intenses et complexes, marqués par 31 séances plénières et une activité diplomatique soutenue, l’Accord de Genève sur la cessation des hostilités au Vietnam a été signé.

En vertu de cet accord, le Nord du Vietnam a été entièrement libéré, devenant une vaste base arrière et un solide bastion au service du front du Sud.

Cette situation a constitué une condition essentielle permettant au peuple et à l’armée vietnamiens de consolider leurs acquis, de reconstituer leurs forces et de préparer une nouvelle étape de la lutte contre l’intervention américaine, en vue de libérer totalement le Sud et de réunifier le pays.

L’Accord de Genève a également représenté une victoire commune pour les trois pays d’Indochine ainsi que pour les peuples opprimés engagés dans une lutte tenace et persévérante pour leur libération nationale.

Il a donné un puissant élan aux mouvements en faveur de la paix et de l’indépendance nationale, annonçant le début de l’effondrement du colonialisme traditionnel à l’échelle mondiale.

Le processus de négociation, de signature et de mise en œuvre de l’Accord de Genève constitue un véritable manuel de référence, riche d’enseignements sur les principes, les méthodes et l’art de la diplomatie, qui ont largement contribué à façonner une diplomatie profondément marquée par l’identité nationale vietnamienne.

La première leçon réside dans la direction unifiée et absolue exercée par le Parti sur la révolution vietnamienne.

Grâce à une conduite clairvoyante, habile, opportune et efficace, le Parti et le Président Hô Chi Minh ont défini une ligne politique, une stratégie et des orientations révolutionnaires judicieuses, associant la lutte politique, la lutte militaire et la lutte diplomatique afin de créer une force globale.

D’autres enseignements majeurs portent sur la primauté absolue des intérêts nationaux, la combinaison des ressources internes et externes, l’alliance entre la force nationale et les dynamiques de l’époque, permettant ainsi de mobiliser le soutien des amis internationaux et des peuples épris de paix, ainsi que sur le recours au dialogue et à la négociation pacifique pour résoudre les différends et les conflits dans les relations internationales.

Les enseignements issus des négociations, de la signature et de la mise en œuvre de l’Accord de Genève ont été repris, adaptés de manière créative et développés par le Parti dans la conduite de la politique étrangère actuelle, contribuant aux succès remarquables du Vietnam sur la voie de son intégration internationale.

D’un pays autrefois soumis à l’isolement et à l’embargo, le Vietnam a établi des relations diplomatiques avec plus de 190 États et mis en place un vaste réseau de partenariats stratégiques et de partenariats globaux, incluant l’ensemble des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que tous les pays du Groupe des Sept (G7).

Au sein des forums multilatéraux, le Vietnam demeure un membre actif, participant aux efforts de la communauté internationale en faveur de la paix, de la sécurité et de la promotion des droits de l’homme, tout en démontrant ses capacités à travers l’exercice de nombreuses responsabilités internationales. Son statut et son prestige sur la scène internationale ne cessent de se renforcer.

Dans son discours d’ouverture prononcé lors de la 23ᵉ édition du Dialogue de Shangri-La en mai 2026, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président de la République, To Lam, a souligné que, dans un monde marqué par de profondes mutations, les défis ne proviennent pas seulement des instabilités extérieures, mais aussi d’une préparation insuffisante à la gestion des risques.

Il a insisté sur la nécessité de passer d’une réaction passive à une action proactive, d’une simple réaffirmation des principes à la mise en œuvre de mécanismes efficaces, et d’une gestion des crises après leur déclenchement à une réduction des risques en amont.

Cette vision d’une diplomatie proactive au service de la paix et de la stabilité s’est illustrée à travers plusieurs succès récents de la diplomatie vietnamienne, notamment l’organisation réussie du Forum sur l’avenir de l’ASEAN (AFF) 2026 et la nomination, pour la première fois, d’un juge vietnamien au Tribunal international du droit de la mer (TIDM).

Fidèle aux traditions de la nation et aux précieux enseignements de la révolution vietnamienne, dont ceux légués par l’Accord de Genève, le Vietnam entend continuer d’être un ami sincère et digne de confiance, ainsi qu’un partenaire responsable de la communauté internationale.

Il poursuivra ses efforts pour obtenir le soutien de la communauté internationale en faveur de son œuvre de rénovation, de développement et de défense résolue de la patrie, tout en contribuant à la paix et à la stabilité dans le monde.

Dans la même rubrique

Back to top