La revue Voces del Periodista, un forum académique de la presse mexicaine, a publié le 4 septembre un commentaire du journaliste Luis Manuel Arce Issac intitulé « Le Vietnam est dix fois plus beau que le rêve du Président Hô Chi Minh », mettant en lumière les profondes transformations du Vietnam, passé d’un pays lourdement marqué par les conséquences de la guerre à une économie dynamique et de plus en plus intégrée au monde.
Fort d’un regard singulier en tant que témoin direct de la guerre du Vietnam, Luis Manuel Arce consacre une grande partie de son article à évoquer les années où il exerçait comme correspondant de guerre pour le quotidien cubain Granma.
L’auteur raconte avoir eu l’honneur de rencontrer le Président Hô Chi Minh, d’interviewer à plusieurs reprises le général Vo Nguyen Giap, de parcourir le pays du Nord au Sud et d’être témoin de moments historiques de la lutte pour la libération et la réunification nationale.
Selon ses souvenirs, ces rencontres et ces expériences au Vietnam ont profondément marqué sa carrière journalistique.
À partir de la mémoire d’un témoin ayant connu le Vietnam en temps de guerre, Luis Manuel Arce estime que ce qui impressionne particulièrement n’est pas seulement la victoire du peuple vietnamien dans sa lutte pour l’indépendance et la réunification du pays, mais aussi sa remarquable capacité de redressement et de développement en temps de paix.
L’article accorde une attention particulière au processus du Doi Moi (Renouveau), considéré comme un tournant ouvrant une nouvelle phase de développement pour le Vietnam.
Selon l’auteur, la mise en œuvre de profondes réformes économiques, fondées sur une approche pragmatique, a permis au pays de mobiliser progressivement ses ressources, de stimuler la production, de développer le commerce, d’attirer les investissements et de renforcer son intégration internationale.
Il estime que la politique du Renouveau a permis de mettre en place un modèle de développement pragmatique, faisant du Vietnam l’une des économies les plus dynamiques de la région.
Les souvenirs du Vietnam en guerre sont ainsi mis en parallèle avec l’image d’un pays qui connaît aujourd’hui une profonde transformation.
Selon l’auteur, ce contraste illustre l’ampleur des progrès accomplis : des régions autrefois ravagées par les bombardements aux villes modernes et développées, d’une économie dévastée par la guerre à un pays de plus en plus intégré à l’économie mondiale.
Le commentaire évoque également les objectifs de développement à long terme du Vietnam. D’ici à 2030, le pays ambitionne de devenir une nation en développement dotée d’une industrie moderne et à revenu intermédiaire supérieur. À l’horizon 2045, il aspire à devenir un pays développé, à revenu élevé, prospère et heureux.
Pour l’auteur, ces objectifs s’inscrivent dans la continuité d’un processus de développement construit au fil des décennies.
Du point de vue d’un journaliste ayant directement vécu les années de guerre, Luis Manuel Arce considère la transformation du Vietnam comme une illustration éclatante de la vitalité de son peuple.
Si, durant la guerre, l’objectif immédiat était de conquérir l’indépendance et de réunifier le pays, le Vietnam poursuit aujourd’hui une ambition encore plus vaste : bâtir une nation développée, prospère et heureuse.