Les travailleurs occupant des fonctions administratives et de secrétariat sont les plus exposés, près des deux tiers de ces postes pouvant voir une partie de leurs tâches automatisées.
Les secteurs de la finance-assurance, du commerce de gros et de détail, ainsi que de l’information et de la communication figurent parmi les plus fortement touchés par la GenAI.
Sur le plan géographique, les travailleurs des grandes villes telles que Ha Noi, Ho Chi Minh Ville et Da Nang représentent plus d’un tiers des emplois susceptibles d’être affectés.
Le rapport met également en évidence une disparité de genre : les femmes sont davantage exposées aux effets de la GenAI que les hommes, avec des taux respectifs de 24,1 % contre 17,8 %.
Cela s’explique par le fait que les femmes sont majoritairement employées dans des fonctions administratives et de services, caractérisées par un haut degré de standardisation et donc plus facilement automatisables.
Les effets de la GenAI sont ambivalents : dans le secteur de la vente, elle peut accroître la productivité et améliorer la qualité du travail ; en revanche, dans les emplois administratifs répétitifs, le risque de substitution partielle des tâches est nettement plus élevé.
Cette situation pose des défis pour la stabilité de l’emploi, en particulier pour les travailleuses.
Selon une représentante de l’Organisation internationale du Travail (OIT) au Vietnam, le pays se trouve face à une opportunité majeure d’exploiter la GenAI comme moteur de productivité et d’emplois durables.
Toutefois, les bénéfices et les risques de cette technologie ne sont pas répartis de manière équitable entre les différentes catégories de travailleurs.