Selon le dernier rapport de mise à jour économique de la Banque mondiale, la croissance régionale devrait passer de 5,0 % en 2025 à 4,2 % en 2026.
En cause, des « vents contraires » liés aux tensions au Moyen-Orient, à l’origine de chocs sur les prix de l’énergie, auxquels s’ajoutent la montée des barrières commerciales et les incertitudes politiques mondiales.
La Chine, moteur économique régional, n’échappe pas à cette tendance. Sa croissance est attendue à 4,2 %, freinée par une demande intérieure faible et une crise immobilière persistante.
« La croissance en Asie de l’Est et Pacifique reste supérieure à celle de la plupart des autres régions du monde. Pour la maintenir, les pays doivent saisir les opportunités de l’ère numérique afin d’améliorer leur productivité », souligne le vice-président de la Banque mondiale, Carlos Felipe Jaramillo.
Dans un contexte assombri, l’essor des exportations liées à l’IA apparaît comme le principal point lumineux. En 2025, les produits électroniques liés à l’IA ont connu une forte progression en Malaisie, aux Philippines, en Thaïlande et au Vietnam.
Fait marquant, au Vietnam et en Malaisie, ces produits représentent près d’un tiers du PIB en 2025. Le développement des centres de données et des chaînes d’approvisionnement de haute technologie devient ainsi un nouveau moteur de croissance, prenant le relais d’industries dites « traditionnelles » en perte de vitesse.
Alors que plusieurs économies montrent des signes d’essoufflement des réformes, le Vietnam se distingue par sa capacité à résister aux turbulences.
La Banque mondiale prévoit une croissance de 6,3 % en 2026, puis une accélération à 7,7 % en 2027, parmi les plus élevées de la région.