[Photos] L'ostréiculture à l’embouchure du fleuve Gianh

Parti d’une expérience pilote, l’élevage de l’huître du large permet aujourd’hui aux habitants du quartier de Bac Gianh, province de Quang Tri (au Centre), de produire environ 900 tonnes par an, pour un chiffre d’affaires de 25 milliards de dôngs.

Depuis trois ans, des dizaines de foyers du quartier de Bac Gianh développent l’élevage de l’huître du large sur des radeaux de bambou, à l’embouchure du fleuve Gianh. Cette zone d’eau saumâtre, où se rencontrent les eaux douces venues de l’amont et les eaux salées apportées par les marées, offre des conditions favorables à la croissance des huîtres.
Depuis trois ans, des dizaines de foyers du quartier de Bac Gianh développent l’élevage de l’huître du large sur des radeaux de bambou, à l’embouchure du fleuve Gianh. Cette zone d’eau saumâtre, où se rencontrent les eaux douces venues de l’amont et les eaux salées apportées par les marées, offre des conditions favorables à la croissance des huîtres.
Nguyen Quoc Trong, un habitant du quartier de Bac Gianh, vérifie les cordes d’huîtres après une année d’élevage.
Nguyen Quoc Trong, un habitant du quartier de Bac Gianh, vérifie les cordes d’huîtres après une année d’élevage.

En 2020, Nguyen Quoc Trong avait investi plus de 100 millions de dôngs dans l’élevage de l’huître laiteuse sur le fleuve Gianh, mais avait tout perdu à cause des pluies et des inondations prolongées, qui avaient entraîné une forte baisse de la salinité de l’eau.

À la fin de 2022, grâce à son frère cadet, plongeur professionnel dans la province de Quang Ninh, il a découvert le modèle d’élevage de l’huître du large et décidé d’investir plus de 100 millions de dôngs supplémentaires pour acheter des naissains et faire un essai.

Contrairement à l’huître laiteuse, cette variété peut survivre dans l’eau douce pendant 7 à 10 jours et résiste ainsi à plusieurs épisodes de pluies et d’inondations. Le succès de cette expérience a incité de nombreux habitants de la région à s’inspirer du modèle et à le reproduire.

Les radeaux d’élevage sont ancrés à plus de 100 m de la rive, dans des zones où la profondeur de l’eau dépasse 1,5 m. Chaque radeau mesure 85 m de long sur 20 m de large, soit une superficie de plus de 1 700 m². Il est constitué d’une armature en bambou et de fûts servant de flotteurs. Au bout de deux ans, les bambous détériorés sont remplacés ; à partir de la quatrième année, l’ensemble de la structure est renouvelé. Les éleveurs choisissent généralement des endroits où le courant est lent pour ancrer leurs radeaux, afin de limiter les risques de détérioration lorsque les pluies et les crues font monter le niveau du fleuve et accélèrent le courant.
Les radeaux d’élevage sont ancrés à plus de 100 m de la rive, dans des zones où la profondeur de l’eau dépasse 1,5 m. Chaque radeau mesure 85 m de long sur 20 m de large, soit une superficie de plus de 1 700 m². Il est constitué d’une armature en bambou et de fûts servant de flotteurs. Au bout de deux ans, les bambous détériorés sont remplacés ; à partir de la quatrième année, l’ensemble de la structure est renouvelé.
Les éleveurs choisissent généralement des endroits où le courant est lent pour ancrer leurs radeaux, afin de limiter les risques de détérioration lorsque les pluies et les crues font monter le niveau du fleuve et accélèrent le courant.
Les huîtres sont élevées selon la méthode de suspension sur cordes. Les éleveurs utilisent des radeaux flottants comme supports, y fixent les cordes portant les naissains, puis les immergent. Pendant leur croissance, les huîtres se nourrissent d’algues et de plancton présents naturellement dans l’eau, sans qu’il soit nécessaire de leur apporter de nourriture.
Les huîtres sont élevées selon la méthode de suspension sur cordes. Les éleveurs utilisent des radeaux flottants comme supports, y fixent les cordes portant les naissains, puis les immergent. Pendant leur croissance, les huîtres se nourrissent d’algues et de plancton présents naturellement dans l’eau, sans qu’il soit nécessaire de leur apporter de nourriture.
Outre l’élevage sur cordes, les habitants placent également de jeunes naissains dans des cages afin d’échelonner les cycles de production et de réduire les coûts initiaux. Lorsque les cordes portant les huîtres arrivées à maturité sont récoltées, de nouveaux lots de jeunes huîtres sont installés sur les radeaux pour prendre leur place. Cette méthode permet de réduire les dépenses liées à l’achat de naissains de grande taille destinés à être directement fixés sur les cordes.
Outre l’élevage sur cordes, les habitants placent également de jeunes naissains dans des cages afin d’échelonner les cycles de production et de réduire les coûts initiaux. Lorsque les cordes portant les huîtres arrivées à maturité sont récoltées, de nouveaux lots de jeunes huîtres sont installés sur les radeaux pour prendre leur place. Cette méthode permet de réduire les dépenses liées à l’achat de naissains de grande taille destinés à être directement fixés sur les cordes.
Les huîtres peuvent être récoltées après 10 à 12 mois d’élevage. Les éleveurs utilisent des pinces ou des ciseaux pour couper les cordes et les remonter à la surface. Chaque corde, longue de plus d’un mètre, porte des dizaines d’huîtres solidement accrochées.
Les huîtres peuvent être récoltées après 10 à 12 mois d’élevage. Les éleveurs utilisent des pinces ou des ciseaux pour couper les cordes et les remonter à la surface. Chaque corde, longue de plus d’un mètre, porte des dizaines d’huîtres solidement accrochées.

L’investissement nécessaire pour un radeau, y compris l’achat des naissains, s’élève à environ 350 millions de dôngs. Après un an d’élevage, les recettes dépassent 500 millions de dôngs, pour un bénéfice net d’environ 150 millions de dôngs par radeau, une fois les dépenses déduites.

Après la récolte, les huîtres remplissent les embarcations, qui les transportent des radeaux jusqu’à la rive du fleuve Gianh, où elles sont préparées et triées.
Après la récolte, les huîtres remplissent les embarcations, qui les transportent des radeaux jusqu’à la rive du fleuve Gianh, où elles sont préparées et triées.

Dans le quartier de Bac Gianh, plusieurs foyers exploitent au total 30 radeaux, couvrant une superficie de 4,8 hectares. La production annuelle atteint 900 tonnes, pour un chiffre d’affaires estimé à 25 milliards de dôngs.

Les huîtres sont principalement commercialisées dans la province de Quang Tri et expédiées vers d’autres provinces du pays dans le cadre de contrats de vente.

Avant leur préparation, les huîtres sont entreposées sous des abris provisoires installés sur la rive. Selon les éleveurs, l’huître du large a un cycle de croissance plus long que l’huître laiteuse, mais sa chair est plus ferme et son goût plus prononcé.
Avant leur préparation, les huîtres sont entreposées sous des abris provisoires installés sur la rive. Selon les éleveurs, l’huître du large a un cycle de croissance plus long que l’huître laiteuse, mais sa chair est plus ferme et son goût plus prononcé.
Mme Nguyen Thi Tuyet, âgée de 51 ans, explique que les coquilles d’huîtres sont tranchantes et que les coquillages s’accrochent fortement les uns aux autres. Les personnes chargées de leur préparation doivent donc porter des gants de protection pour éviter les coupures. Les amas d’huîtres soudés entre eux sont séparés à l’aide de haches, une opération qui exige de l’habileté et de la minutie afin de ne pas briser les coquilles. Ce travail est principalement effectué par des femmes, qui gagnent environ 400 000 dôngs par jour.
Mme Nguyen Thi Tuyet, âgée de 51 ans, explique que les coquilles d’huîtres sont tranchantes et que les coquillages s’accrochent fortement les uns aux autres. Les personnes chargées de leur préparation doivent donc porter des gants de protection pour éviter les coupures. Les amas d’huîtres soudés entre eux sont séparés à l’aide de haches, une opération qui exige de l’habileté et de la minutie afin de ne pas briser les coquilles. Ce travail est principalement effectué par des femmes, qui gagnent environ 400 000 dôngs par jour.
Mme Tran Thi Song, directrice de la coopérative d’élevage et de transformation des huîtres de Bac Gianh, inspecte les produits. La coopérative compte actuellement huit membres et exploite 24 radeaux d’élevage. Selon Mme Song, les huîtres se développent bien dans une eau dont la salinité se situe entre 12 et 18 ‰. Si les naissains sont immergés lorsque la salinité est inférieure à ce seuil, ils risquent de mourir.
Mme Tran Thi Song, directrice de la coopérative d’élevage et de transformation des huîtres de Bac Gianh, inspecte les produits. La coopérative compte actuellement huit membres et exploite 24 radeaux d’élevage. Selon Mme Song, les huîtres se développent bien dans une eau dont la salinité se situe entre 12 et 18 ‰. Si les naissains sont immergés lorsque la salinité est inférieure à ce seuil, ils risquent de mourir.
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Les huîtres en coquille sont triées et lavées avant d’être vendues entre 30 000 et 45 000 dôngs le kilo. Elles sont généralement destinées à être grillées.
Après extraction, la chair des huîtres est soigneusement lavée puis mise à tremper dans l’eau.
Après extraction, la chair des huîtres est soigneusement lavée puis mise à tremper dans l’eau.

La chair d’huître peut être préparée de différentes façons, notamment sautée, en soupe de riz ou en salade. La coopérative de Bac Gianh a conçu pour ce produit des emballages et des étiquettes spécifiques, intégrant un code QR permettant d’en retracer l’origine.

Des analyses sont également réalisées afin de vérifier les différents critères relatifs à sa qualité et à sa sécurité sanitaire.

La chair d’huître est commercialisée entre 180 000 et 200 000 dôngs le kilogramme.

Tran Ngoc Huong, vice-président du quartier de Bac Gianh, indique que l’élevage des huîtres génère un bénéfice représentant environ 50 % du capital investi et attire un nombre croissant de foyers.

Les autorités locales entendent développer une marque commerciale et faire de l’huître du large un produit OCOP classé de trois à cinq étoiles, tout en élargissant ses débouchés et en encourageant sa transformation à plus forte valeur ajoutée.

Plus important encore, cette activité devra s’inscrire dans une démarche de protection de l’environnement, de préservation de la qualité des eaux et de développement durable, précise-t-elle.

Des habitants procèdent à la récolte des huîtres. Vidéo : vnexpress.net

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