Les rencontres rapprochent les gens, qui partagent des moments simples et leur attachement au Vietnam. Photo : Chris Garcia.
Les rencontres rapprochent les gens, qui partagent des moments simples et leur attachement au Vietnam. Photo : Chris Garcia.

Trouver du bonheur dans des choses simples au Vietnam

En quittant leur pays d’origine pour mener une nouvelle vie à l’étranger, les étrangers qui vivent et travaillent au Vietnam découvrent peu à peu que le bonheur ne réside pas dans la poursuite d’une vie idéale, mais dans le cheminement de l'expérience et de l'adaptation.

De la joie qu'ils trouvent au travail à la gentillesse dont ils bénéficient, en passant par les liens qui transcendent les différences culturelles, ces choses simples contribuent à cultiver un sentiment d'appartenance au Vietnam, ce pays en forme de S.

Cultiver le bonheur au fil du chemin

Originaire d’Afrique du Sud, Nathan Coetzee Wesley, enseignant d’anglais au Vietnam, pensait autrefois que le bonheur était une « destination » que l'on ne pouvait atteindre qu'après avoir réalisé ses objectifs, gagné suffisamment d'argent ou mené une vie stable.

Mais, à mesure qu’il s’investissait dans son métier, il a compris que la joie ne se trouvait pas uniquement dans le résultat final, mais aussi dans le chemin que chacun choisit d’emprunter.

Pour lui, cette leçon s’est imposée au fil des cours qu’il donne au Vietnam. Les élèves qui lui causaient parfois du stress étaient aussi ceux qui lui apportaient le plus de joie.

En les voyant progresser, atteindre leurs objectifs et s'épanouir jour après jour, Nathan a clairement ressenti la valeur de son travail, une valeur inestimable, au-delà de l'argent et des biens matériels.

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Les moments passés en classe font partie du parcours de Nathan vers le bonheur au Vietnam. Photo : Nathan.

Son expérience de l’enseignement au Vietnam lui a permis de porter un regard nouveau sur son métier, par rapport à ses années d’enseignement dans son pays natal.

« Lorsque j’enseignais dans mon pays, je n’avais jamais ressenti cela. Enseigner à des enfants qui savent déjà parler anglais a ses propres mérites. Mais au Vietnam, je vois plus clairement les changements concrets que mon travail apporte, en accompagnant les élèves dans leur apprentissage d’une nouvelle langue », explique Nathan.

Repensant à son séjour au Vietnam, il estime que le plus précieux qu'il en ait retiré, ce ne sont pas seulement les souvenirs, mais aussi la personne qu'il est devenu.

La bonté n’a pas de frontières

Également enseignante au Vietnam, Aida Arkak, originaire d’Iran, trouve quant à elle le bonheur dans les choses simples, les relations sincères et la bienveillance qui se manifeste au quotidien.

À ses yeux, le bonheur ne répond à aucune formule prédéfinie. Ce pourrait être la satisfaction d'un travail qui a du sens, la tranquillité d'esprit de savoir que sa famille et ses amis sont toujours là, ou tout simplement un moment de calme avec une tasse de café et ses chats.

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Aida aux côtés de ses élèves vietnamiennes, qui lui apportent beaucoup de joie dans son travail d’enseignante. Photo : Aida Arkak.

À son arrivée au Vietnam, pour surmonter la solitude et le dépaysement, Aida a pris l’initiative d’aller vers les autres, de nouer des amitiés, de goûter de nouveaux plats et de découvrir des endroits qu'elle ne connaissait pas.

Ce qui a rendu le Vietnam si spécial pour elle, ce sont aussi les liens qu’elle a tissés avec les Vietnamiens.

Pensant d'abord que la langue et les différences culturelles pourraient entraver les liens, Aida a trouvé que la bienveillance peut facilement rapprocher les gens, même sans parler la même langue.

« Des Vietnamiens formidables m’ont montré que la bonté et le bonheur n’ont pas de frontières », confie-t-elle.

Se sentir chez soi

Originaire d’Espagne, Manu exerce plusieurs activités : il enseigne l’espagnol et l’anglais, travaille comme coach sportif et dirige une agence de voyages qui organise des séjours à Hanoï pour des touristes espagnols.

Pour Manu, apprendre le vietnamien et le parler a profondément transformé son expérience au Vietnam.

« Parfois, j’oublie même que je suis étranger. Le Vietnam n’est pas mon pays d’origine, mais, à bien des égards, je m’y sens comme chez moi », confie-t-il.

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Manu, un Espagnol vivant et travaillant à Hanoï, trouve du bonheur dans les liens tissés grâce aux échanges linguistiques et culturels. Photo : baoquocte.

De plus, Manu souhaite créer des liens avec la communauté au sein du club espagnol auquel il participe. C'est un lieu où des personnes de cultures différentes peuvent échanger et partager leurs expériences au Vietnam.

À ses yeux, créer de tels espaces d’échange permet aux étrangers de tisser des liens et de trouver leur place au Vietnam.

Il espère que les moments de joie et les expériences positives qu’il a vécus inspireront d’autres personnes vivant loin de leur pays d’origine, afin qu’elles puissent trouver le bonheur, nouer des liens et se sentir pleinement à leur place dans leur vie au Vietnam.

Les parcours de Nathan, d’Aida et de Manu montrent que mener une nouvelle vie dans un pays inconnu n’est jamais facile, mais que cette expérience offre aussi d’innombrables occasions de faire de nouvelles découvertes.

Au Vietnam, ils ont progressivement construit leur vie grâce au travail, aux expériences et aux relations tissées au fil du temps. Grâce à cela, un pays qui leur était autrefois étranger est devenu familier, et ils ont trouvé du bonheur dans des moments simples de ce parcours.

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