À Ho Chi Minh-Ville, les touristes étrangers affluent au marché Tan Dinh pour faire fabriquer des sabots en bois sur mesure

 Au cœur de l'effervescence de Ho Chi Minh-Ville, au Sud du Vietnam, une expérience d'une grande simplicité connaît un succès inattendu sur les réseaux sociaux : la fabrication de sabots en bois sur mesure au marché Tan Dinh 

À Ho Chi Minh-Ville, les touristes étrangers affluent au marché Tan Dinh pour faire fabriquer des sabots en bois sur mesure

Popularisée par les réseaux sociaux, cette tradition vietnamienne attire des voyageurs venus du Japon, des Philippines, de Thaïlande, de Chine et d'ailleurs, curieux de découvrir un savoir-faire authentique transmis depuis des générations.

Des vidéos montrant la fabrication artisanale de guốc, sabots traditionnels vietnamiens, au marché Tan Dinh ont cumulé des centaines de milliers de vues et attirent un nombre croissant de visiteurs étrangers curieux de découvrir ce savoir-faire.

Construit en 1926, le marché Tan Dinh est réputé non seulement pour son architecture historique et ses centaines d'échoppes traditionnelles, mais aussi pour préserver un artisanat devenu rare : la fabrication des guốc en bois.

Aujourd'hui, seules deux échoppes perpétuent encore ce métier au sein du marché. Portées par l'engouement suscité sur les réseaux sociaux, elles ont vu leur clientèle étrangère augmenter de 30 à 50 %.

Certains jours, les visiteurs doivent même faire la queue avant de pouvoir passer commande.

Ce qui séduit les visiteurs, ce n'est pas seulement de repartir avec une paire de guốc, mais aussi d'assister à chacune des étapes de sa fabrication.

Du choix du bloc de bois à la prise de mesure du pied, de l'essayage à la sélection puis à la fixation des brides, jusqu'à la pose de la semelle antidérapante, tout est réalisé entièrement à la main en seulement dix à quinze minutes.

De nombreux visiteurs venus du Japon, des Philippines, de la Thaïlande ou de Chine expliquent avoir découvert cette expérience sur TikTok ou grâce aux recommandations de leurs proches.

Beaucoup choisissent de porter leurs guốc avec un ao dai pour immortaliser leur séjour, tandis que d'autres en achètent plusieurs paires à offrir en souvenir.

Vendue entre 150 000 et 300 000 dôngs la paire, chaque création est ajustée aux dimensions exactes du pied de son propriétaire et porte l'empreinte d'un savoir-faire transmis depuis des générations.

Jadis objet du quotidien des Vietnamiens, les guốc en bois sont aujourd'hui devenus un véritable souvenir culturel apprécié des visiteurs étrangers.

La diffusion spontanée de cette tradition sur les réseaux sociaux contribue ainsi à redonner vie à un métier artisanal que l'on croyait en déclin, insufflant un nouvel élan au marché Tan Dinh, au cœur de Ho Chi Minh-Ville.

NDEL
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