Le 9 mars, dans le quartier de Quy Nhon Nam, province de Gia Lai, l’Association Rencontres du Vietnam et le Centre international de science et d'éducation interdisciplinaire (ICISE), ont organisé, en coordination avec la Société d’écotoxicologie et de chimie environnementales pour l’Asie-Pacifique (SETAC AP), l’Université d’Auburn (États-Unis) et l’Académie vietnamienne des sciences et des technologies, la 5e Conférence internationale sur la pollution, la restauration et la gestion de l'environnement (ICEPORM).
La conférence a réuni près de 90 délégués, scientifiques et gestionnaires de l’environnement issus d’universités, d’instituts de recherche, d’entreprises et d’organismes publics de 22 pays.
Au total, près de 90 rapports scientifiques sont présentés lors des sessions plénières, des sessions parallèles et des présentations par affiches. Elles couvrent divers domaines, notamment la pollution environnementale globale, l’écotoxicologie, la santé publique, l’évaluation des risques environnementaux, les technologies et solutions de traitement et de restauration, ainsi que la gestion et les politiques environnementales. Parmi les thèmes majeurs figure la pollution par les microplastiques et ses impacts sur les écosystèmes naturels, un enjeu mondial particulièrement préoccupant pour l’Asie du Sud-Est.
Dans le cadre de la conférence, des séances de travail avec les autorités vietnamiennes chargées de l’environnement sont également organisées afin de promouvoir la mise en place de programmes de coopération destinés à renforcer la gestion environnementale et le développement durable.
Les scientifiques et gestionnaires ont partagé les résultats de leurs recherches, échangé des expériences et débattu de nombreuses questions, telles que l’évaluation de l’efficacité des technologies de traitement des eaux usées hospitalières pour éliminer les antibiotiques et les risques écologiques associés dans les eaux de surface au Vietnam; les réactions des cellules humaines face aux microplastiques et aux nanoplastiques; ou encore certains défis environnementaux urgents au Vietnam, notamment la pollution de l’air à Hanoï et la qualité de l’eau dans le delta du Mékong.
S’exprimant lors de l’événement, le docteur Nguyen Huu Ha, directeur adjoint du Service des sciences et des technologies de la province de Gia Lai, a souligné que, dans un contexte marqué par le changement climatique, l’épuisement des ressources et l’exigence d’une transition vers un modèle de croissance verte, l’accès aux avancées scientifiques, l’application des technologies innovantes et le renforcement de la coopération internationale revêtent une importance particulière.
Selon lui, cette conférence internationale revêt une signification particulière alors que les défis environnementaux s’intensifient et nécessitent des solutions globales fondées sur la science et la coopération internationale.
Le professeur Hoang Chung Tham, de l’Université d’Auburn, a pour sa part indiqué que l’humanité est aujourd’hui confrontée à de multiples défis liés à la pollution environnementale, en particulier celle générée par les activités humaines, qui constitue une préoccupation majeure dans les pays en développement à forte croissance économique, notamment en Asie du Sud-Est.
En marge de la conférence, des formations de courte durée ont été organisées à l’intention de doctorants et de jeunes chercheurs vietnamiens et internationaux. Elles ont porté sur l’évaluation des risques environnementaux, dispensée par le professeur Bryan Brooks de l’Université américain Baylor, et sur l’analyse des microplastiques dans l’eau, animée par le docteur Andrew Barrick de l’Université américain d’Auburn.
La conférence se poursuivra jusqu’au 12 mars.