Elle insuffle le souffle des forêts, en harmonie avec la profondeur culturelle de Thang Long – Hanoï.
L’exposition thématique « Le cheval descend en ville » se tient au Temple de la Littérature – Quoc Tu Giam, classé site national spécial. Elle inaugure une série d’activités culturelles célébrant l’arrivée du printemps de l’année du Cheval 2026.
Figure symbolique de la vitalité, de la persévérance et de l’aspiration à la conquête, le cheval devient un point de rencontre culturel singulier entre l’univers des hauts plateaux du Tay Nguyen et la cité impériale millénaire de Thang Long.
L’un des temps forts de l’exposition est constitué par les sculptures sur bois du chercheur Dang Minh Tam, qui a consacré plusieurs décennies à l’étude, à la collecte, à la préservation et à la valorisation de la culture du Tay Nguyen.
La sculpture sur bois populaire est l’un des métiers traditionnels majeurs des populations des Hauts Plateaux du Centre. Contrairement à de nombreuses autres formes artistiques, la sculpture sur bois du Tay Nguyen se distingue par une beauté instinctive et directe, intimement liée à la vie spirituelle des communautés.
Les œuvres exposées, représentant des chevaux en bois du Tay Nguyen, conservent les traces de ciseau et les tailles brutes, sans peinture ni vernis, laissant apparaître les veines naturelles du bois.
Chaque posture de cheval incarne un état, une tranche de vie. Aucune œuvre ne se ressemble, car chaque pièce de bois possède sa forme propre et chaque émotion de l’artisan ouvre un univers singulier.
Par ailleurs, l’espace d’exposition s’enrichit de la présence d’œuvres picturales, d’installations artistiques et de documents liés à l’image du cheval dans la vie quotidienne, l’histoire et la culture vietnamiennes.
Bui Thu Hien, étudiante à l’Université de Technologie Dong A, confie avoir découvert par hasard l’exposition lors d’une visite du Temple de la Littérature et avoir été impressionnée par cet espace fortement empreint de la culture du Tay Nguyen. Elle dit apprécier tout particulièrement la figure du cheval, symbole de force, de bravoure, de loyauté et d’ardeur au travail.
De nombreux visiteurs, parmi lesquels des touristes étrangers, se montrent enthousiastes et prennent volontiers des photos souvenirs aux côtés des sculptures de chevaux en bois exposées.
L’œuvre est ainsi nommée car quatre fleurs de mai en bronze sont fixées sur le corps du cheval, symbolisant les quatre saisons et les quatre directions.
La sculpture en laque « Cheval aux fleurs de mai », à la silhouette ronde et vigoureuse, ornée de grelots et de motifs décoratifs inspirés des pétales de lotus du folklore, exprime l’abondance, la prospérité, le bonheur et la réussite.
L’œuvre intitulée « Hí hí », évoquant le rire joyeux des enfants, est à la fois musique et allégresse, un cheval lancé au galop, la crinière flottant au vent. Réalisée entièrement à la main, elle associe la laque traditionnelle sur une structure en bois à des éléments en bronze pour les pattes, la crinière et la queue.
Organisée au tout début de la nouvelle année, « Le cheval descend en ville » laisse une empreinte marquante en tant qu’événement culturel porteur de sens, offrant au public des expériences esthétiques originales et des réflexions profondes sur l’identité culturelle.
L’exposition « Le cheval descend en ville » se tient au Temple de la Littérature – Quoc Tu Giam jusqu’à la fin du mois de mars 2026.