Résolution n° 19-NQ/TW :

La croissance verte ne doit pas se réaliser au détriment de l’environnement

L’économie verte vise à promouvoir les énergies renouvelables, à réduire les émissions, à développer des technologies respectueuses de l’environnement, à encourager une consommation responsable et à préserver les écosystèmes.

Développer une économie verte est une voie essentielle pour assurer une croissance durable. Photo : VOV.
Développer une économie verte est une voie essentielle pour assurer une croissance durable. Photo : VOV.

Dans un contexte marqué par le changement climatique et l’exigence d’une croissance durable, elle est considérée comme une voie de développement permettant de concilier croissance économique, protection de l’environnement et utilisation efficace des ressources.

Un nouveau moteur de croissance

Le 28 juillet 2026, le Secrétaire général du Parti et Président de la République Tô Lâm a signé la Résolution n°19-NQ/TW adoptée lors du troisième Plénum du Comité central du Parti communiste vietnamien, XIVe mandat, sur le renouvellement du modèle de développement du Vietnam. Le texte fait de l’association entre développement économique et social et protection de l’environnement un axe central, appelant à passer d’une logique de gestion et de contrôle à une approche fondée sur la création et l’impulsion du développement.

Au Vietnam, l’économie verte est actuellement mise en œuvre dans de nombreux secteurs, notamment le tourisme, l’agriculture biologique, la production selon des normes vertes, l’économie circulaire et les villes intelligentes. Ces modèles contribuent à la fois à la protection de l’environnement et à l’amélioration de la qualité de vie, tout en ouvrant de nouvelles possibilités pour renforcer la compétitivité, attirer les investissements et accéder aux marchés internationaux.

Nguyễn Tiến Đạt, directeur général d’AZA Travel et vice-président de l’Association du tourisme de Hanoï, estime que la communauté des entreprises touristiques joue un rôle important dans la construction d’une économie verte, intelligente et agréable à vivre. Selon lui, les touristes accordent une attention croissante aux questions environnementales, tandis que le développement des destinations génère davantage d’emplois et stimule les services, notamment dans le domaine des transports et de la transition verte.

Selon Đặng Huy Đông, président de l’Association vietnamienne pour la transition verte, la transition verte n’est pas seulement une exigence liée à l’intégration internationale, mais ouvre également de nouvelles marges de croissance. Associée à la transformation numérique, cette « double transition » pourrait apporter de 2 à 3 % de croissance supplémentaire à l’économie et contribuer à la réalisation de l’objectif d’une croissance à deux chiffres.

Quatre piliers pour réussir la transition vers une économie verte

Selon la docteure Nguyen Thi Thu Ha, de l’Académie de l’administration publique et de la gouvernance, pour surmonter les obstacles à la transition verte, le Vietnam doit harmoniser ses politiques, mobiliser les ressources et renforcer ses capacités institutionnelles.

Une priorité consiste à promulguer rapidement une loi sur l’économie verte ou à intégrer de manière systématique les dispositions relatives au développement vert dans la Loi sur l’investissement, la Loi sur les entreprises, la Loi sur le budget de l’État et la Loi sur la protection de l’environnement. Il est également nécessaire d’élaborer un ensemble de critères « verts » applicables aux entreprises, aux produits et aux collectivités locales, sur la base de normes internationales telles que l’ISO 14001 et les critères ESG, afin de servir de référence pour l’évaluation, le classement et l’attribution de certifications « vertes ».

La technologie constitue également un fondement de l’économie verte. L’État doit aider les entreprises à accéder aux technologies propres et à en assurer le transfert dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture biologique, de la gestion des déchets et du traitement des eaux usées. Il doit également créer des centres d’innovation verte destinés à accompagner les start-up, à former les ressources humaines et à mettre en relation les marchés avec les investisseurs.

La transition verte exige une action coordonnée, du niveau central au niveau local, des organismes publics aux entreprises et aux citoyens. Des institutions solides, un marché financier vert dynamique, des technologies de pointe et un consensus social constituent les quatre piliers permettant au Vietnam de progresser vers un développement durable à l’horizon 2030 et d’atteindre la neutralité carbone en 2050.

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