Les jeunes volontaires en « chemise bleue » à l’œuvre dans la campagne des « 500 jours et nuits »
Dans le cadre de la campagne des « 500 jours et nuits » consacrée à la recherche, au regroupement et à l’identification des restes des martyrs, l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh de la commune de Thanh Tri (en banlieue de Hanoï) considère cette mission comme une tâche revêtant une profonde portée politique et humanitaire, mais aussi comme une manière, pour la jeune génération, d’exprimer sa gratitude envers les générations qui l’ont précédée.
Hoang Minh Hang, vice-présidente permanente du Comité du Front de la Patrie de la commune et secrétaire de l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh de Thanh Tri, participe directement à ces activités.
Selon elle, ces derniers temps, les jeunes membres de l’Union locale ont activement apporté leur soutien à l’identification des martyrs par l'analyse de l’ADN et à la saisie informatique des informations, conformément aux instructions des organismes compétents.
À ce jour, l’Union de la jeunesse communiste de la commune a mobilisé plus de 70 jeunes, contribuant ainsi, aux côtés des équipes spécialisées, à la normalisation, à la mise à jour et à la gestion des informations nécessaires au processus d’identification des martyrs.
« Le rôle des jeunes ne se limite pas à la saisie de données ou aux tâches techniques. Ils peuvent également contribuer davantage à la collecte et à la mise en relation des informations. Les jeunes disposent d’atouts particuliers dans les domaines des technologies, des réseaux sociaux et de la mobilisation communautaire, ce qui leur permet de participer à la diffusion d'informations, de mobiliser la population pour recueillir des renseignements sur les soldats tombés au combat, de mettre en relation les témoins historiques, les familles des martyrs et les anciens combattants, et de soutenir la numérisation, la mise à jour et le recoupement des sources d'information selon les directives des organismes spécialisés », a expliqué Mme Hang.
Plus particulièrement, les 14 et 15 août, sous la direction du Commandement militaire de la commune, des jeunes volontaires ont participé au prélèvement d’échantillons d’ADN et à leur intégration dans la banque de données génétiques, afin de contribuer à l’identification de deux martyrs dont l’identité demeure inconnue, tombés pendant la guerre de résistance contre les forces coloniales françaises et inhumés au cimetière des martyrs de la commune de Yen My.
Chaque échantillon d’ADN, une lueur d’espoir
Nguyen Thi Thao, vice-présidente du Comité du Front de la Patrie de la commune et secrétaire de l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh de la commune de Dong Anh (en banlieue de Hanoï), estime que la participation au prélèvement d’échantillons d’ADN permet aux jeunes de vivre une expérience historique particulièrement marquante.
« Nous considérons qu’il ne s’agit pas seulement d’une mission, mais aussi d’une responsabilité qui incombe à la jeune génération dans cette démarche de reconnaissance et de gratitude. Chaque fois que nous entendons des personnes âgées raconter l’histoire de leurs proches tombés au combat, nous prenons davantage la mesure de la valeur de la paix dont nous bénéficions aujourd’hui », confie Nguyen Thi Thao.
Selon elle, parallèlement à leur participation au prélèvement d’échantillons d’ADN, les jeunes de la localité mettent en œuvre de nombreuses activités d’éducation aux traditions historiques et de numérisation des « adresses rouges » - hauts lieux de mémoire révolutionnaire.
Ainsi, l’histoire n’est plus seulement transmise à travers les pages des livres, mais aussi à travers les récits de ceux qui ont vécu les événements et les témoignages de leur expérience, contribuant à nourrir le patriotisme, la fierté et le sens des responsabilités chez la jeune génération.
Dans la commune de Ngoc Hoi, ce même esprit se traduit également par de nombreuses actions concrètes.
Selon Pham Phuong Thao, vice-présidente du Comité du Front de la Patrie de la commune et secrétaire de l’Union de la jeunesse communiste Hô Chi Minh de la commune Ngoc Hoi, ce qui pousse avant tout les jeunes à s’engager dans la recherche et l’identification des martyrs, c’est la gratitude.
Ces derniers temps, l’Union de la jeunesse de Ngoc Hoi a intensifié ses actions de sensibilisation à l’occasion de la Journée des invalides de guerre et des martyrs (27 juillet) ainsi que dans le cadre de la campagne des « 500 jours et nuits ».
Elle a également mobilisé des jeunes volontaires pour participer au prélèvement d’échantillons d’ADN destinés à l’identification des restes des martyrs.
« La reconnaissance, si elle se limite aux paroles, ne suffit pas. L’essentiel est de la traduire en actes concrets, aussi modestes soient-ils. Pour les jeunes de Ngoc Hoi, cela signifie être prêts à apporter leur concours chaque fois que la collectivité en a besoin, entretenir les cimetières de martyrs, porter une attention particulière aux familles bénéficiant des politiques de reconnaissance et de soutien de l’État et, ensemble, préserver et faire vivre les récits de l’histoire et les témoignages sur les sacrifices consentis par les générations qui nous ont précédés », souligne Pham Phuong Thao.