Du 19 au 25 janvier, Hanoi et les provinces du Nord connaîtront des pluies et une baisse marquée des températures à partir du 21 janvier, a annoncé le Centre national de prévision hydrométéorologique, ajoutant que les températures devraient descendre jusqu’à 10°C à Hanoï et avoisiner les 0°C dans les zones montagneuses.
Début janvier 2026, les habitants du Nord et du Centre-Nord du Vietnam subissent un phénomène météorologique extrême : des journées chaudes et sèches avec un fort ensoleillement et des chutes brutales de températures la nuit, engendrant un froid glacial.
Les météorologues attribuent ce phénomène à une masse d’air froid modifiée, combinée à un anticyclone continental dominant, qui a asséché la basse atmosphère en bloquant l’apport d’humidité par la mer.
En journée, le rayonnement solaire direct intensifie la chaleur et l’exposition aux UV, tandis que l’humidité relative chute à 35-40%, entraînant une sécheresse cutanée, des gerçures des muqueuses et un risque accru d’incendies de forêt dans les zones montagneuses.
La nuit, en l’absence de nuages pour retenir la chaleur, les températures chutent brutalement, un phénomène appelé rayonnement thermique de surface.
Les températures nocturnes dans les plaines devraient se situer entre 10 et 12°C, tandis que dans les zones de moyenne altitude et montagneuses, elles pourraient descendre jusqu’à 6-9°C.
Sur les sommets culminant à plus de 1 500 mètres, comme le Fansipan, Phia Oac et Mau Son, les températures pourraient atteindre 0°C, voire moins.
Les autorités mettent en garde contre un risque élevé de gel et de givre, susceptibles d’endommager les cultures et les plantes ornementales à l'approche des célébrations du Nouvel An lunaire.
Ce régime de journées chaudes et nuits glaciales, marquée par une amplitude de températures remarquable entre le matin où le soleil chauffe et la nuit où il fait froid, devrait persister pendant encore 3 à 5 jours, avant l’arrivée d’une masse d’air froid intense.
L’amplitude thermique entre le jour et la nuit n’est pas sans conséquences sur l’environnement. Elle agit sur la croissance des plantes, le rendement des cultures, mais aussi sur la santé physique et psychologique humaine, pouvant entraîner du stress et accentuer les risques de maladies respiratoires et cardiovasculaires.