Ce résultat témoigne d'une détermination inébranlable, d'efforts considérables et d'actions drastiques et opportunes de l'ensemble du système politique dans la direction, la gestion et la mise en œuvre des missions de développement socio-économique.
Le 4 avril, l'Office général des statistiques a tenu une conférence de presse pour annoncer les données relatives au développement socio-économique du premier trimestre 2026. Les statistiques révèlent que les conflits au Moyen-Orient ont eu des impacts multidimensionnels sur l'économie vietnamienne.
Une croissance du PIB estimée à 7,83 %
Nguyen Thi Huong, directrice de l'Office général des statistiques, a souligné que l'économie et la société du T1/2026 ont obtenu des résultats positifs dans un contexte mondial marqué par l'instabilité et les défis. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 7,83 % par rapport à la même période de l'année précédente. Dans le détail :
Le secteur de l’agriculture, de la sylviculture et de l’aquaculture a augmenté de 3,58 %, contribuant à hauteur de 5,6 % à la croissance de la valeur ajoutée totale de l'économie.
Le secteur de l'industrie et de la construction a progressé de 8,92 %, avec une contribution de 44,08 %.
Le secteur des services a bondi de 8,18 %, représentant 50,32 % de la contribution globale.
Concernant la structure économique, les services occupent 43,45 %, suivis par l'industrie et la construction (37,15 %) et le secteur primaire (10,89 %).
« Ces chiffres démontrent que l'économie a atteint un certain niveau de reprise et maintient un rythme de croissance relativement stable, reflétant les efforts majeurs de gestion économique ainsi que la résilience du pays tout entier face aux difficultés », a souligné Nguyen Thi Huong.
Analysant les moteurs de croissance, Phi Thi Huong Nga, responsable des statistiques de l'industrie et de la construction, a précisé que la croissance repose essentiellement sur les leviers traditionnels : investissement, exportations et consommation intérieure. En revanche, les nouveaux moteurs, tels que les réformes institutionnelles, la science et la technologie, l'innovation et l'économie numérique, bien qu'en amélioration, ne sont pas encore suffisants pour devenir de véritables moteurs de croissance à court terme.
Il est à noter que l'indice de la production industrielle (IPI) a maintenu une croissance de 9 % au premier trimestre malgré les incertitudes mondiales. Toutefois, sous l'effet du conflit au Moyen-Orient, l'IPI de mars a montré des signes de ralentissement par rapport aux deux premiers mois. Cette tendance est confirmée par l'indice des directeurs d'achat (PMI) du secteur manufacturier, qui oscille autour du seuil des 50 points, indiquant une expansion modérée avec des signes de stagnation.
L’investissement total réalisé par l'ensemble de la société au T1/2026 a augmenté de 10,7 % en glissement annuel, dépassant la croissance enregistrée au T1/2025. Cela témoigne d'une nette reprise dans de nombreux secteurs, renforçant les capacités de production et améliorant les infrastructures.
Les investissements directs étrangers (IDE) poursuivent leur progression, tant au niveau des nouveaux capitaux enregistrés que des capitaux décaissés. La consommation intérieure s'améliore également avec une hausse de 10,9 % du total des ventes au détail et des services de consommation, compensant efficacement les chocs externes.
Persister dans l'objectif de stabilité macroéconomique
En raison de la fluctuation mondiale des prix du carburant, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 3,51 % au premier trimestre, tandis que l'inflation sous-jacente s'est établie à 3,63 %. En mars seul, l'IPC a grimpé de 1,23 % par rapport au mois précédent, poussé par les cours mondiaux du pétrole, le coût des matériaux de construction et les frais de transport.
Selon Nguyen Thu Oanh, responsable des statistiques et des prix, la hausse des prix mondiaux du pétrole a directement impacté les prix de détail nationaux et s'est répercutée sur les secteurs du transport, de la production et des services, augmentant ainsi les coûts de production et exerçant une pression sur l'inflation.
En réalité, bien que le niveau général des prix reste sous contrôle, il tend à augmenter. La hausse des frais de transport a entraîné celle des tarifs de transport de passagers, ce qui a eu une répercussion sur les prix de la restauration hors foyer ainsi que sur de nombreux autres groupes de marchandises.
Compte tenu des résultats du développement socio-économique du premier trimestre (T1), inférieurs à l'objectif fixé par le scénario de gestion de la Résolution no 01/NQ-CP du Gouvernement (lequel visait une croissance du PIB de 9,1 % pour le T1), l'Office général des statistiques a mis à jour son scénario pour l'ensemble de l'année 2026 afin de rester au plus près de l'objectif d'une croissance à deux chiffres. Plus précisément, pour compenser le déficit du premier trimestre, l'économie devra redoubler d'efforts sur les trois trimestres restants, avec des taux de croissance du PIB cibles de respectivement 10,5 %, 10,6 % et 10,74 %.
Pour atteindre cette croissance attendue, les conditions requises sont une accélération continue des exportations, une reprise vigoureuse du pouvoir d'achat intérieur, une contribution de plus en plus marquée des nouveaux secteurs économiques, une intensification du décaissement des investissements publics, la levée radicale des barrières institutionnelles et le déblocage de l'investissement privé. Par ailleurs, des facteurs de soutien externes sont nécessaires, notamment la fin rapide du conflit au Moyen-Orient et la stabilisation des prix du pétrole.
Le Professeur associé et Docteur Ngo Tri Long estime que, quel que soit le scénario, le maintien de la stabilité macroéconomique est une condition préalable pour contrôler l'inflation et soutenir la croissance économique. Par conséquent, les solutions financières ne doivent pas seulement viser à contrer la hausse des prix, mais aussi à maintenir le rythme de production et de commerce, afin d'éviter que des coûts d'intrants trop élevés n'érodent les bénéfices des entreprises, ne réduisent le pouvoir d'achat et n'affaiblissent la motivation d'investissement.
Outre la réduction des taxes et redevances sur les produits pétroliers, appliquée avec une grande flexibilité ces derniers temps, le Gouvernement doit échelonner les augmentations de prix des produits de première nécessité gérés par l'État. Il est crucial que ces hausses ne coïncident pas avec l'augmentation du salaire de base. Il convient également de renforcer les stocks de réserve, de coordonner la distribution des produits essentiels et de réduire les coûts intermédiaires, tels que l'entreposage frigorifique et la logistique. Une coordination efficace entre la politique budgétaire et la politique monétaire est indispensable pour aider les entreprises à réduire leurs coûts d'intrants et à accéder aux capitaux de production.
Afin de garantir la croissance économique et de contenir l'inflation conformément aux objectifs fixés, Nguyen Thi Huong a énoncé cinq solutions clés :
Maintenir la stabilité macroéconomique, assurer les grands équilibres de l'économie, garantir l'approvisionnement en marchandises et contrôler les prix et le marché.
Accélérer la mise en œuvre et le décaissement des investissements publics, déployer rapidement et efficacement les projets d'investissement de grande envergure et renforcer l'attrait d'investissements étrangers de haute qualité.
Stimuler la consommation en se concentrant sur le développement du marché intérieur.
Déployer de manière synchrone et efficace les solutions de promotion des exportations vers une durabilité accrue, une valeur ajoutée plus élevée et une diversification des marchés et des produits.
Créer des percées pour les nouveaux moteurs de croissance, développer la science et la technologie, l'innovation, la transformation numérique et les ressources humaines de haute qualité.