L’UNESCO salue les efforts de préservation du culte des Déesses-Mères des Trois mondes

À l’occasion des 10 ans de l’inscription du culte des Déesses-Mères des Trois mondes sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, 41 artisans et praticiens ont été distingués pour leurs efforts de préservation et de transmission de cette tradition spirituelle vietnamienne.

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Le représentant en chef de l’UNESCO au Vietnam, Jonathan Wallace Baker, remet un certificat de mérite à l’artisane méritante Tran Thi Hue. Photo : VHO

Reconnaître le rôle des communautés de praticiens

À l’occasion du 10e anniversaire de l’inscription de la pratique du culte des Déesses-Mères des Trois Palais du peuple vietnamien sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO (2016-2026), le Bureau de l’UNESCO au Vietnam a remis, le 14 octobre, à Phu Day, dans la province de Ninh Binh, des certificats de mérite à 41 artisans et praticiens pour leur contribution à la préservation, à la pratique et à la transmission de ce patrimoine.

Lors de la cérémonie, le représentant en chef de l’UNESCO au Vietnam, Jonathan Wallace Baker, a souligné que ce 10e anniversaire était l’occasion de reveni sur le chemin parcouru en matière de sauvegarde du patrimoine et de saluer les efforts constants des communautés pour préserver et transmettre les valeurs culturelles de génération en génération.

Selon Jonathan Wallace Baker, la pratique des rituels, l’interprétation du chau van (chant rituel), ainsi que la transmission des connaissances et des savoir-faire contribuent à préserver une riche tradition spirituelle, étroitement liée à l’identité culturelle et à la vie des Vietnamiens.

La préservation du patrimoine culturel immatériel ne consiste pas seulement à préserver les valeurs du passé. Elle doit également garantir que les connaissances, les pratiques et les expressions culturelles conservent leur pertinence dans la vie actuelle et soient transmises aux générations futures.

L’UNESCO a également salué le rôle de l’Association de la préservation et de la valorisation du patrimoine « Pratique du culte des Déesses-Mères des Trois mondes des Vietnamiens » de la province de Ninh Binh, qui contribue à mettre en réseau les communautés de praticiens, à favoriser le partage d’expériences et à sensibiliser à la responsabilité collective en matière de sauvegarde du patrimoine.

L’inscription par l’UNESCO constitue une importante reconnaissance internationale. Toutefois, la vitalité du patrimoine dépend avant tout de la poursuite des pratiques et de leur transmission par les communautés. Il est donc nécessaire que les parties concernées renforcent leur coopération et facilitent l’accès des jeunes aux valeurs culturelles et spirituelles du culte des Déesses-Mères, tout en veillant à ce que les pratiques respectent les traditions et la diversité des communautés qui en sont les détentrices.

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L’artisan méritant Tran Van Cuong lors d’un rituel de possession spirituelle hau dong. Photo : TNO

Assurer la transmission du patrimoine aux générations futures

Au cours des dix dernières années, la sauvegarde du culte des Déesses-Mères des Trois mondes s’est poursuivie à travers la pratique des rituels et la préservation du chau van, des costumes, de la musique, des savoirs populaires et des coutumes liés à la vie communautaire.

Ces activités contribuent à assurer la continuité du patrimoine tout en offrant aux générations successives la possibilité de découvrir et de pratiquer les valeurs culturelles qui leur sont transmises.

La cérémonie de remise des certificats de mérite s’est tenue à Phu Day, un lieu intimement lié à la pratique du culte des Déesses-Mères au Vietnam. Elle s’inscrit également dans la perspective de la Journée internationale du patrimoine culturel immatériel, célébrée le 17 octobre.

La distinction accordée à 41 artisans et praticiens vise non seulement à honorer leurs contributions individuelles, mais aussi à souligner le rôle central des communautés dans la sauvegarde du patrimoine.

Cette occasion permet également de rappeler l’importance de maintenir des pratiques culturelles conformes aux traditions, de renforcer leur transmission aux jeunes générations et de valoriser les aspects positifs du culte des Déesses-Mères dans la société contemporaine.

Dix ans après son inscription par l’UNESCO, la pérennité de ce patrimoine culturel immatériel vietnamien repose toujours sur un élément essentiel : sa présence continue dans la vie cultuelle, ainsi que sa pratique et sa transmission de génération en génération au sein des communautés.

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