La formation a réuni 20 participants issus du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement, d’instituts de formation agricole, d’associations d’agriculteurs, d’organismes de vulgarisation agricole, ainsi que des cadres de la vulgarisation agricole et des producteurs de café représentatifs de sept pays de la région : le Laos, la Malaisie, les Philippines, le Timor-Leste, la Thaïlande, le Myanmar et le Vietnam.
Lors de la cérémonie de clôture, le directeur du Centre national de vulgarisation agricole, Lê Quốc Thanh, a souligné que les échanges sur la situation de la production de café dans les pays de l’ASEAN avaient permis de mieux comprendre les conditions de production, les résultats obtenus, ainsi que les difficultés, les défis et les orientations de développement de la filière dans chaque pays. Les différences en matière de conditions naturelles, de pratiques agricoles, de modes d’organisation de la production et de marchés ont rendu les échanges au sein de la formation particulièrement riches, concrets et utiles.
« Lorsque nous partageons les modèles qui ont donné de bons résultats et échangeons ouvertement sur les difficultés et les défis, l’expérience d’un pays peut devenir une suggestion utile pour un autre. C’est l’une des valeurs les plus concrètes et les plus durables de la coopération au sein de la communauté de l’ASEAN », a-t-il déclaré.
Lê Quốc Thanh a espéré qu’à l’issue de la formation, les participants repartiraient non seulement avec des documents et des connaissances professionnelles, mais aussi avec de nouvelles idées, de nouvelles expériences, de nouvelles relations et de nouvelles possibilités de coopération.
Le programme de formation a été conçu de manière structurée, en combinant harmonieusement théorie, découverte de modèles sur le terrain et discussions approfondies. Pendant les trois jours, les experts et responsables ont présenté aux participants les techniques de sélection des variétés et de culture durable du café, l’identification et la gestion intégrée des ravageurs et maladies du caféier, ainsi que l’organisation de la production et les liens avec les marchés. Les représentants des participants ont également présenté la situation et les défis de la production de café dans leurs pays respectifs.
Au nom des participants venus des pays de l’ASEAN, Tanawat Sae Lin, du Réseau des entreprises communautaires des producteurs et transformateurs de café robusta de Chumphon et du Réseau des centres d’apprentissage sur le café robusta de qualité de Chumphon (Thaïlande), a déclaré que ces trois jours avaient été « une période extrêmement significative et mémorable ». Il a salué une organisation minutieuse du programme, combinant harmonieusement des cours enrichissants et des visites de terrain concrètes.
Selon lui, les participants ont acquis de nombreuses connaissances sur les techniques de production durable du café, la gestion ainsi que l’accès aux marchés. Les connaissances et expériences acquises dans le cadre du programme les aideront à contribuer à l’amélioration de la filière café dans leurs pays respectifs, tout en favorisant son développement durable dans l’ensemble de la région de l’ASEAN.
Tanawat Sae Lin a souligné qu’au-delà des connaissances professionnelles, il appréciait particulièrement l’amitié et les liens chaleureux entre tous les participants. Il a exprimé l’espoir que les relations et les amitiés nouées durant la formation perdurent et contribuent à renforcer la coopération agricole entre les pays de l’ASEAN dans les temps à venir.
Dans le cadre du programme, les participants ont visité un modèle de production et pratiqué les techniques de greffage du caféier, ainsi que l’identification des ravageurs et maladies du caféier, dans la ferme de café propre Song Vu, dans le quartier de Xuan Truong, à Da Lat.
Ils ont également pu échanger directement sur les processus de culture et d’entretien du café produit selon des méthodes propres, afin d’acquérir des connaissances supplémentaires et de les adapter aux conditions concrètes de leur pays.
La formation « Production durable du café pour les pays de l’ASEAN » contribue à bâtir une communauté régionale de production de café toujours plus verte, plus efficace et plus responsable à l’égard des moyens de subsistance des agriculteurs et de l’environnement écologique.