Ce classement, disent les responsables du MEF, vise à la fois à «rendre publique la qualité éducative» des établissements et à les «inciter à s’auto-perfectionner».
Toujours d’après le MEF, le classement des établissements d’enseignement supérieur se réaliserait par notes périodiques de deux ans. En effet, un organe relevant du MEF serait mandaté pour évaluer ces institutions par ordre de l’envergure des niveaux de formation, de l’ossature et de la qualité des activités de formation - recherche scientifique, et des évaluations de la qualité éducative.
Parmi les 5 rangs prévus, le premier regrouperait les meilleurs établissements, qui retiennent 10% du total. Quant au deuxième se rassemblent les 20% des lieux d’enseignement qui connaissent des notes inférieures aux premiers. Viennent ensuite le troisième et le quatrième rang, se composant successivement des 40% et 20% des universités de qualité moyenne. Se classe dans le dernier rang des institutions les moins qualifiées, qui occuperont les 10% qui restent.
Le projet prévient aussi la classification des établissements en 3 groupes à différentes finalités, à savoir recherche, application et pratique.
Les institutions à finalité recherche rassemblent des établissements dont les activités formatives et scientifiques occupent une proportion importante et qui en sont hautement renommés. Ces derniers se devraient munir d’un contingent d’enseignants et de chercheurs expérimentés, bien qualifiés et compétents, pouvant ainsi résoudre des problèmes scientifiques nationaux et internationaux.
Afin d’y être classées, il leur nécessite:
- que des formations au niveau doctoral et de master tiennent au moins 50% de leur envergure totale de formation.
- que des formations à finalité recherche occupent une proportion minimale de 60%.
- qu’il existe des formations au niveau de master pour plus de 70% des spécialités formées et la formation doctorale permette d’encadrer des débouchés d’au moins 50% des disciplines offertes.
Les Institutions à finalité application comprendraient des universités:
- qui auraient des formations à finalité application et dont les activités scientifiques se concentreraient dans les recherches actions.
- dont la licence et le master prendraient la part la plus importante de leurs activités formatives. La formation au niveau doctoral ne resterait que minoritaire.
- qui prendraient responsable d’approvisionner en matière de mains-d’œuvre à l’industrialisation et la modernisation du pays.
Les critères relatifs à la formation et aux recherches scientifiques se différencient de ceux pour les établissements à finalité recherche.
Les Institutions à finalité pratique regroupent des instituts universitaires relevant du système de formation de mains-d’œuvre exerçant dans l’œuvre de développement socio-économique local. Ils se devraient aussi des recherches concernant le transfert technologique et de la résolution des problèmes techniques au cours de la production et de la vie locale.