Une université d'excellence doit disposer d'un fort potentiel scientifique et technologique

L’Université nationale du Vietnam à Hanoï doit évoluer vers une université d’innovation capable de créer de nouvelles connaissances, de développer des technologies stratégiques, de résoudre les grands défis nationaux et de s’intégrer profondément pour répondre aux standards internationaux.

Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président du Vietnam, To Lam, participe à la cérémonie marquant le 120e anniversaire de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï. Photo : NDEL.
Le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam et président du Vietnam, To Lam, participe à la cérémonie marquant le 120e anniversaire de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï. Photo : NDEL.

À l’occasion du 120e anniversaire de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï, le secrétaire général du Parti communiste du Vietnam (PCV) et président du Vietnam, To Lam, a prononcé un discours à forte portée stratégique pour l’enseignement supérieur vietnamien.

Dans un entretien accordé à l’Agence vietnamienne d’information (VNA), le professeur et docteur ès sciences Nguyen Dinh Duc, ancien président du Conseil de l’Université des sciences et des technologies de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï, a estimé que le message central du dirigeant vietnamien était que l’Université nationale du Vietnam à Hanoï devait prendre pleinement conscience de sa mission nationale et devenir un centre d’excellence, un pilier académique ainsi qu’une force pionnière dans les domaines de la science, de la technologie, de l’innovation et de la formation des talents pour le pays.

Selon lui, à l’ère nouvelle, la concurrence entre les nations repose avant tout sur les connaissances, la technologie, l’innovation et la qualité des ressources humaines. L’Université nationale du Vietnam à Hanoï ne peut donc plus se limiter à son rôle traditionnel d’enseignement et de recherche, mais doit évoluer vers une université d’innovation capable de créer de nouvelles connaissances, de développer des technologies stratégiques, de résoudre les grands défis nationaux et de s’intégrer profondément pour répondre aux standards internationaux.

Le professeur et docteur ès sciences Nguyen Dinh Duc, ancien président du Conseil de l’Université des sciences et des technologies de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï. Photo : daibieunhandan.vn.
Le professeur et docteur ès sciences Nguyen Dinh Duc, ancien président du Conseil de l’Université des sciences et des technologies de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï. Photo : daibieunhandan.vn.

Nguyen Dinh Duc a souligné que, pour concrétiser cette ambition, il était indispensable de lever les obstacles institutionnels et d’accorder à l’université une autonomie accrue dans les domaines académiques, le recrutement, l’attraction des talents, la coopération internationale, l’utilisation des biens publics et la création d’entreprises scientifiques et technologiques.

Il est en outre nécessaire que l’Université nationale du Vietnam à Hanoï fonctionne sur la base des objectifs, de la qualité, des résultats et de l’impact social, tout en réduisant la logique administrative et en renforçant l’autonomie associée à la responsabilité. Le modèle « One VNU » doit être mis en œuvre efficacement en valorisant les atouts des universités et instituts membres.

Nguyen Dinh Duc a également plaidé pour des investissements ciblés dans des secteurs tels que l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, les nouveaux matériaux, les biotechnologies, les mégadonnées, les nouvelles énergies, les technologies vertes et les sciences du développement durable. Selon lui, une université d’excellence doit disposer d’un fort potentiel scientifique et technologique et attirer des scientifiques de haut niveau, des experts technologiques, des enseignants qualifiés, des étudiants talentueux ainsi que des intellectuels vietnamiens résidant à l’étranger.

Le professeur a estimé que l’Université nationale du Vietnam à Hanoï devait devenir un véritable « réservoir d’idées » au service des grandes décisions stratégiques nationales grâce à une coopération renforcée entre l’université, l’État, les entreprises, les localités et les scientifiques. Il a également appelé à transformer le campus de Hoa Lac en un écosystème moderne associant université, technologie et innovation, en lien étroit avec le parc des hautes technologies de Hoa Lac.

Une étudiante de l’Université des sciences naturelles de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï effectue des recherches en laboratoire. Photo : Vietnam+
Une étudiante de l’Université des sciences naturelles de l’Université nationale du Vietnam à Hanoï effectue des recherches en laboratoire. Photo : Vietnam+

Nguyen Dinh Duc a proposé l’élaboration d’un programme d’action quinquennal définissant des objectifs clairs à l’horizon 2030, la création de programmes nationaux de recherche dans les technologies stratégiques, la mise en place de mécanismes spécifiques en matière de finances et de recherche scientifique, ainsi qu’un système d’évaluation universitaire fondé sur l’impact social et économique.

Des domaines tels que les mathématiques, la physique, la chimie, la biologie, la science des matériaux, la mécanique, l’informatique, les sciences de l’éducation ainsi que les sciences sociales et humaines doivent être considérés comme les fondements de l’autonomie nationale en matière de savoir et de connaissances, a-t-il ajouté.

Selon lui, l’Université nationale du Vietnam à Hanoï doit également poursuivre la réforme de l’éducation dans une approche interdisciplinaire, tout en accordant une attention particulière à la formation morale, culturelle et civique des étudiants afin de former une génération d’intellectuels à la fois compétents à l’échelle mondiale et profondément engagés au service du pays.

Il a enfin exprimé l’espoir que l’Université nationale du Vietnam à Hanoï deviendrait, dans les prochaines décennies, un centre académique, scientifique et technologique de référence dans la région et dans le monde. Il a rappelé l’objectif fixé par To Lam : intégrer le top 100 des universités asiatiques d’ici 2030, puis le top 300 mondial d’ici 2035, avec plusieurs disciplines classées parmi les 100 meilleures au monde.

VNA/NDEL
Back to top