Le ministre de l’Agriculture et de l’Environnement, Trinh Viet Hung, a répondu le 31 octobre à plusieurs préoccupations soulevées par les députés, portant notamment sur le développement des biotechnologies et le financement des infrastructures d’adaptation au changement climatique dans le delta du Mékong et le Nord ; ainsi que les mécanismes financiers destinés à aider les collectivités locales à préserver les terres rizicoles, dans le cadre de la deuxième session de la 16e Assemblée nationale.
En réponse aux observations de la députée Nguyen Thi Lan (Hanoï) sur la biotechnologie synthétique, le ministre Trinh Viet Hung a indiqué que, conformément aux résolutions n° 57-NQ/TW et n° 36-NQ/TW du Bureau politique et à la directive n° 13/CT-TTg du Premier ministre, son ministère avait contribué à l’élaboration de plusieurs textes, dont les décisions n° 1639/QD-TTg sur le développement de la bio-industrie dans la protection de l’environnement à l’horizon 2030 et n° 1466/QD-TTg sur son développement dans les secteurs de l’agriculture et de l’environnement.
Bien que les conditions en matière de cadres institutionnels, d’infrastructures, de ressources humaines et de technologies soient globalement satisfaisantes, le défi majeur réside désormais dans une mise en œuvre rigoureuse, a-t-il insisté.
Au cours des six derniers mois, le ministre a confié à l’Université d’agriculture du Vietnam deux missions scientifiques et technologiques intégrant des composantes biotechnologiques.
Il a également commandé plusieurs travaux de recherche à des scientifiques, instituts, universités et centres de recherche à travers le pays, notamment dans le domaine des biotechnologies.
À l’avenir, le ministère poursuivra sa coordination avec les différents organismes, secteurs, localités, instituts et universités afin de faire progresser ce domaine, a-t-il ajouté.
Interrogé sur la prévention des catastrophes naturelles, l’adaptation au changement climatique et les investissements dans les infrastructures agricoles visant à atténuer les effets des catastrophes, le ministre a précisé que, pour le delta du Mékong, les autorités centrales ont alloué environ 40 000 milliards de dôngs (1,5 milliard de dollars) pour la période 2021-2025.
Pour la période 2026–2031, le financement total s'élève à 23 500 milliards de dongs, dont 15 000 milliards de dongs proviennent d'une allocation du Premier ministre et 8 500 milliards de dongs d'aide publique au développement (APD).
Il s'agit d'une ressource financière majeure destinée au delta du Mékong pour mener des actions de lutte contre l'érosion, l'affaissement des sols, les inondations, la sécheresse et l'intrusion saline, et ce jusqu'en 2035, conformément aux orientations de la Conclusion n° 26-KL/TW du Bureau politique.
Trinh Viet Hung a toutefois reconnu que les financements destinés aux ouvrages de prévention des catastrophes restaient insuffisants.
Les besoins nationaux dans ce domaine, notamment pour lutter contre l’érosion, l’affaissement des sols, la sécheresse et l’intrusion saline dans le delta du Mékong, ainsi que les fortes pluies et les crues soudaines dans le Nord, sont estimés à 210 000 milliards de dôngs, alors que les capacités de financement du budget central ne s’élèvent qu’à environ 105 000 milliards.
En réponse aux préoccupations soulevées par le député Ha Sy Huan, représentant la province de Thai Nguyen - suite aux graves conséquences des tempêtes Bualoi et Matmo l'an dernier dans le Nord, notamment à Thai Nguyen - , le ministre a fait le point sur le projet de contrôle des crues du fleuve Cau.
Initialement approuvé sous la forme de trois projets urgents, le projet de lutte contre les inondations du fleuve Cau a été lancé au début de 2026, plusieurs mois après son approbation. Pour la période 2026-2031, il ne pourra donc plus bénéficier des crédits réservés aux projets urgents et devra être financé dans le cadre du plan d’investissement public à moyen terme.
Le ministre a également précisé qu’en vertu de la Loi sur les investissements publics, l’allocation des crédits aux projets dont les politiques d’investissement sont approuvées par les provinces relève de la compétence du ministère des Finances, et non de celle du ministère de l’Agriculture et de l’Environnement.
Concernant les autres ouvrages, notamment les digues des fleuves Cau et Cha ainsi que le barrage de Thac Huong, il a indiqué que le ministère avait prévu les crédits nécessaires dans le plan d’investissement public à moyen terme pour 2026-2031, conformément à la réglementation.-