Le 14 janvier, au site national spécial du complexe de Tam Chuc, le Comité populaire de la province de Ninh Binh a organisé un colloque scientifique international sur la délimitation de la zone de candidature et la détermination des critères de valeur universelle exceptionnelle, afin d’élaborer le dossier soumis à l’UNESCO pour l’inscription du complexe de Tam Chuc et de la réserve naturelle des zones humides de Van Long au Patrimoine mondial.
Le colloque constitue un forum scientifique interdisciplinaire visant à examiner et à évaluer de manière exhaustive les résultats de recherche, la documentation et les données scientifiques existantes relatives à la zone Tam Chuc–Van Long, servant ainsi de base à l’amélioration du rapport d’inscription sur la liste indicative et à l’orientation de l’élaboration du dossier de candidature conformément aux procédures, normes et pratiques internationales.
L’un des axes centraux des discussions a été la délimitation de la zone de candidature, dont la superficie prévue est d’environ 11 000 hectares.
Les interventions ont souligné que la délimitation ne doit pas se fonder uniquement sur des critères géographiques et géologiques, mais intégrer pleinement les valeurs écologiques, archéologiques, paysagères et historico-culturelles, afin de couvrir intégralement les composantes de la valeur universelle exceptionnelle, tout en établissant un corridor de sécurité pour la conservation et le développement durable.
Le colloque s’est également attaché à clarifier les critères du patrimoine, fondement essentiel du dossier de candidature.
De nombreuses communications ont analysé en profondeur la valeur de la région Tam Chuc–Van Long en tant que témoignage exemplaire de l’évolution écologique dans le contexte du karst tropical, où sont observés des processus biologiques en évolution, l’adaptation de longue durée de l’homme à l’environnement naturel, ainsi que son rôle majeur dans la conservation de la biodiversité, avec de nombreuses espèces endémiques et rares.
Les arguments scientifiques ont été consolidés afin de répondre aux exigences d’évaluation rigoureuses des organismes consultatifs internationaux.
Une question d’importance particulière a été l’équilibre entre la conservation du patrimoine et les activités économiques, notamment les conflits entre l’industrie du ciment et les exigences de protection des écosystèmes.
Le colloque s’est concentré sur des solutions techniques, juridiques et de gouvernance visant à promouvoir une trajectoire de transition verte, à limiter les impacts sur les habitats naturels et à garantir l’intégrité et l’authenticité de la zone de candidature.
Par ailleurs, les interventions ont souligné la nécessité d’élaborer un modèle de gouvernance du patrimoine efficace, orienté vers une gestion unifiée et professionnelle, avec une participation réelle des communautés locales.
La transformation des savoirs écologiques locaux en procédures de gestion concrètes est considérée comme une approche durable, contribuant à lier la conservation du patrimoine aux moyens de subsistance et aux intérêts à long terme des populations.
Les résultats du colloque constituent une base scientifique essentielle permettant à la province de Ninh Binh de poursuivre l’amélioration du dossier et de concrétiser progressivement l’objectif de l’inscription du complexe Tam Chuc – Van Long au Patrimoine mondial.