Le Japon accompagne le Vietnam dans la réduction de la pauvreté et des écarts de développement

Le Japon continuera de soutenir le Vietnam dans ses efforts de réduction de la pauvreté et des écarts de développement.

Le projet a contribué à renforcer les capacités de production agricole des communautés issues des minorités ethniques particulièrement vulnérables de Son La. Photo d'illustration : VNA.
Le projet a contribué à renforcer les capacités de production agricole des communautés issues des minorités ethniques particulièrement vulnérables de Son La. Photo d'illustration : VNA.

C’est ce qu’a affirmé Masafumi Saito, premier secrétaire de l’ambassade du Japon au Vietnam, dans un entretien accordé à la presse vietnamienne en marge d’un séminaire consacré au projet « Améliorer les moyens de subsistance des populations issues des minorités ethniques de la province de Son La (au Nord-Ouest du Vietnam) grâce à l’agriculture et à l’amélioration de la nutrition ».

Financé par le ministère japonais des Affaires étrangères (JMOFA) par l’intermédiaire de Save the Children Japan, le projet a été mis en œuvre de 2023 à 2026 par Save the Children Vietnam, en coordination avec ses partenaires locaux.

Masafumi Saito, premier secrétaire de l’ambassade du Japon au Vietnam. Photo : thoidai.vn
Masafumi Saito, premier secrétaire de l’ambassade du Japon au Vietnam. Photo : thoidai.vn

— Monsieur, qu’est-ce qui a conduit le gouvernement japonais à décider de financer, pour la période 2023 – 2026, le projet « Améliorer les conditions de vie des populations issues des minorités ethniques de la province de Son La grâce au développement agricole et à l’amélioration de la nutrition » ?

Masafumi Saito : Dans le cadre de sa coopération au développement avec le Vietnam, le Japon accorde, outre au développement des infrastructures, à l’amélioration de la qualité de la croissance économique et à la formation des ressources humaines afin de renforcer les capacités de gouvernance, une attention particulière aux groupes vulnérables, notamment dans les domaines de la santé et des soins sanitaires.

L’objectif est de contribuer à la réduction de la pauvreté et à la diminution des écarts de richesse.

C’est dans cette perspective que le projet a été retenu, en raison notamment de la pertinence de son orientation en faveur des populations vulnérables.

— Après trois années de mise en œuvre, quelle évaluation le Japon fait-il des résultats du projet ?

Masafumi Saito : Conformément aux objectifs fixés à l’origine, le projet a contribué à renforcer les capacités de production agricole des communautés issues des minorités ethniques particulièrement vulnérables de Son La. Il l’a fait en améliorant la sécurité alimentaire et la circulation des produits agricoles, ce qui a permis de renforcer les moyens de subsistance des ménages.

L’un des aspects les plus marquants du projet ne réside pas seulement dans l’amélioration des revenus des ménages ou de l’état nutritionnel des enfants. Il tient également aux efforts déployés pour favoriser les échanges et le dialogue entre les différentes parties prenantes. Cette démarche a ainsi contribué à renforcer les capacités de l’ensemble de la communauté locale.

— Qu’attend le Japon du modèle mis en place dans le cadre de ce projet ?

Masafumi Saito : Le modèle consacré aux moyens de subsistance et à la nutrition, élaboré au cours de la mise en œuvre du projet, est le fruit d’un processus de dialogue et d’une étroite coordination entre Save the Children International, son bureau au Vietnam, et les différents acteurs locaux.

Nous espérons donc que ce modèle pourra être reproduit dans le nord du Vietnam, où vivent de nombreuses populations issues des minorités ethniques.

Il pourrait ainsi contribuer à aider ces territoires à surmonter leurs difficultés et devenir une ressource précieuse, non seulement pour la province de Son La, mais aussi pour l’ensemble des régions montagneuses du Nord.

Afin d’assurer la pérennité du modèle après la fin du projet, celui-ci a, dès sa mise en œuvre, favorisé les échanges entre les différentes parties prenantes et établi un mécanisme de coopération étroite au niveau communal.

Le projet intégrant dès l’origine une stratégie de retrait et de pérennisation (exit strategy), nous sommes convaincus que ces activités pourront se poursuivre efficacement dans les années à venir.

— Le gouvernement japonais prévoit-il de continuer à soutenir les programmes de développement des moyens de subsistance par l’intermédiaire de Save the Children ou d’étendre ce modèle à d’autres provinces montagneuses du Vietnam ?

Masafumi Saito : Selon le calendrier initial, le projet devait être mis en œuvre de 2023 à 2026. Le gouvernement japonais affirme qu’il continuera à accompagner et à soutenir le Vietnam dans ses efforts de réduction de la pauvreté et de réduction des écarts de développement.

Par ailleurs, pour garantir la durabilité de ces actions et éviter qu’elles ne dépendent de financements extérieurs, nous recommandons au gouvernement vietnamien, sur la base d’une évaluation approfondie des résultats obtenus et de l’efficacité du modèle, de mobiliser de manière proactive des crédits budgétaires et des ressources humaines afin de reproduire ce modèle non seulement à Son La, mais aussi dans l’ensemble du nord du Vietnam.

— Merci beaucoup, Monsieur.

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