La rencontre était organisée conjointement par l’Académie vietnamienne des sciences sociales, l’Institut national des sciences économiques et sociales du Laos, l’Académie royale du Cambodge, l’Institut coréen de l’environnement et le Comité populaire de la province de Nghe An.
Dans son discours d’ouverture, le professeur Le Van Loi a souligné que le financement de la croissance verte ne se résumait pas au volume des capitaux mobilisés. L’enjeu principal consiste, selon lui, à transformer ces ressources en projets verts réalisables, produisant des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux.
La gestion des ressources en eau, la transition énergétique, la protection des écosystèmes, le développement d’infrastructures durables et l’adaptation au changement climatique dépassent les frontières nationales. Dans ce contexte, la coopération en matière de finance verte peut contribuer à mobiliser davantage de ressources, à renforcer les liens économiques et à améliorer la résilience de toute la région.
Les travaux ont été organisés en trois séances thématiques. La première était consacrée aux cadres nationaux de la finance verte au Vietnam, au Laos et au Cambodge. La deuxième a porté sur les approches sectorielles, notamment dans l’agriculture, l’économie circulaire, l’aménagement écologique et les transports. La dernière s’est concentrée sur le renforcement de la coopération internationale, l’expérience sud-coréenne en matière d’aide publique au développement et les perspectives de partenariat entre Séoul et les trois pays d’Asie du Sud-Est.
Responsables publics, chercheurs, experts et partenaires internationaux ont examiné l’expérience de la Corée du Sud dans la mobilisation, l’affectation et l’utilisation des ressources financières destinées à la croissance verte. Ils ont également analysé les possibilités, les difficultés et les solutions susceptibles de favoriser l’essor de la finance verte au Vietnam, au Laos et au Cambodge, au service de la coopération régionale et du développement durable.
Selon les participants, le modèle sud-coréen constitue une référence importante, notamment en raison de l’articulation entre politique industrielle, développement technologique, investissements dans les infrastructures, capacités institutionnelles et système financier.
Ces dernières années, la République de Corée a renforcé ses politiques en faveur de la finance verte et du financement de la transition, mais aussi des énergies propres, des technologies environnementales, des infrastructures intelligentes et de la réduction des émissions industrielles.
Les intervenants ont souligné que la coopération internationale ne devait pas se limiter au transfert de modèles ou à l’apport de capitaux. Elle doit aussi améliorer les capacités de conception des politiques publiques, de préparation et d’exécution des projets, favoriser la maîtrise technologique et faciliter la mobilisation des ressources privées et sociales.
La coopération entre le Vietnam, le Laos, le Cambodge et la République de Corée pourrait ainsi s’articuler autour de trois priorités : améliorer les politiques et les institutions permettant de mobiliser et d’orienter les financements ; traduire les objectifs de croissance verte en programmes et projets susceptibles d’attirer des capitaux ; et transformer les expériences internationales en initiatives concrètes dans les domaines de la finance, de la technologie, de l’assistance technique et du développement des ressources humaines.