Après quatre années de mise en œuvre, le modèle a démontré son efficacité, contribuant non seulement à la restauration des écosystèmes, mais aussi à la création de moyens de subsistance pour les populations locales.
La zone concernée par le projet se trouve à My Hoa, au sud du parc de Da (anciennement rattaché à la province de Ninh Thuan).
Mis en œuvre depuis 2022, le projet a permis de planter et d’entretenir des milliers de palétuviers, sous la conduite de la direction du Parc national de Nui Chua, avec la participation de bénévoles issus de la population locale.
Après près de quatre ans, les palétuviers, associés à l’écosystème des herbiers marins, ont recouvert le littoral d’un manteau vert particulièrement vivant.
La superficie de mangrove plantée atteint aujourd’hui environ un hectare et continue de s’étendre.
La mangrove forme ainsi une solide « barrière naturelle » qui protège les terres émergées contre les effets du changement climatique.
Cachées dans les fonds vaseux, les palourdes indigènes constituent le deuxième « protagoniste » de ce modèle. Leur présence n’est pas le fruit du hasard, mais s’inscrit dans un remarquable système de symbiose écologique.
Selon Pham Anh Dung, directeur adjoint du service de gestion des ressources et de la réserve de biosphère du Parc national de Nui Chua, cette espèce de palourde avait autrefois connu un déclin important et était devenue très rare dans son milieu naturel.
Grâce à cette combinaison particulièrement efficace, elle a pu se régénérer et se développer dans de très bonnes conditions.
Les palourdes jouent le rôle de véritables « ingénieurs » qui travaillent sans relâche dans la vase. En remuant les sédiments, elles contribuent à aérer le fond, à éliminer les gaz toxiques et à créer des conditions favorables à la respiration des racines des palétuviers et à leur enracinement en profondeur.
Depuis la zone d’élevage destinée à la conservation, les palourdes, une fois adultes, sont entraînées par les marées vers le milieu naturel.
Elles deviennent ainsi une ressource halieutique à forte valeur économique pour les habitants de la région.
L’un des principaux résultats de ce « modèle écologique à double objectif » réside dans l’évolution de la perception et de la prise de conscience des populations locales.
Outre la participation de bénévoles issus de la communauté locale, la direction du Parc national de Nui Chua mène régulièrement des actions d’information, d’éducation et de sensibilisation auprès des habitants locaux.
Évaluant cette combinaison, Pham Van Xiem, représentant de la direction du Parc national de Nui Chua, souligne que la mangrove, les palourdes et les herbiers marins forment un « trépied » solide, favorisant de manière très positive le rétablissement de la biodiversité.
Selon Pham Van Xiêm, le Parc national de Nui Chua prévoit d’étendre prochainement les zones de plantation de mangroves et d’identifier d’autres secteurs littoraux présentant des conditions pédologiques favorables. Parallèlement aux palourdes, dont l’élevage a déjà donné des résultats encourageants, le Parc étudiera d’autres espèces adaptées afin de diversifier le modèle et d’en améliorer l’efficacité à l’avenir.