Au cours de la période 2020-2025, les deux anciennes provinces de Dak Lak et de Phu Yen (au Centre-Sud du Vietnam) ont mobilisé d’importantes ressources pour mettre en œuvre de manière coordonnée trois programmes cibles nationaux : l’édification de la nouvelle ruralité, la réduction durable de la pauvreté et le développement socio-économique des zones peuplées de minorités ethniques et montagneuses.
Selon les résultats du classement des zones peuplées de minorités ethniques et montagneuses pour la période 2026-2030, Dak Lak compte 81 communes relevant de cette catégorie, dont 16 en zone I, 14 en zone II et 51 en zone III.
La province compte par ailleurs encore 449 villages et hameaux en situation d’extrême difficulté.
Ces localités connaissent des conditions socio-économiques très difficiles, ce qui pose de nombreux défis pour l’amélioration des conditions de vie de la population et la poursuite de l’édification de la nouvelle ruralité au cours de la prochaine période.
Les résultats du programme restent toutefois très inégaux selon les localités, notamment dans les communes peuplées de minorités ethniques, montagneuses et défavorisées.
Selon le rapport présenté par le Comité populaire provincial de Dak Lak lors de la conférence consacrée à l’évaluation de la situation socio-économique, de la défense et de la sécurité en août et aux missions pour septembre 2026, tenue le 7 septembre, la province compte actuellement 26 communes sur 88 reconnues comme répondant aux normes de la nouvelle ruralité.
Un recensement préliminaire réalisé dans les 88 communes fait état de 224 critères satisfaits sur un total de 880, soit une moyenne de 2,55 critères par commune
Parmi les communes qui ne sont pas encore reconnues, deux remplissent huit critères, une en remplit sept, sept en remplissent six, huit en remplissent cinq, huit en remplissent quatre, dix en remplissent trois, 22 en remplissent deux et 13 n’en remplissent qu’un.
Fait particulièrement notable, 17 communes n’ont encore satisfait à aucun critère.
Ces données illustrent l’ampleur de la tâche qui attend Dak Lak pour la période 2026-2030.
Le défi est d’autant plus important que nombre de communes partent d’un niveau très bas, couvrent de vastes territoires à la population dispersée et ont d’importants besoins en infrastructures, alors que leurs capacités à mobiliser des ressources sur place restent limitées.
Par conséquent, outre les aides de l’État, la province doit continuer à donner la priorité aux investissements dans les zones en difficulté, notamment les communes de zone III, les communes frontalières et les régions à forte concentration de minorités ethniques.
Elle doit également intégrer efficacement les ressources provenant des programmes cibles nationaux afin d’éviter leur dispersion.
Parallèlement au développement et à la modernisation des infrastructures, l’accent doit être mis sur le développement de la production, la création de moyens de subsistance et l’amélioration des revenus des habitants.
L’exploitation des atouts agricoles, la constitution de zones de production de marchandises, la mise en place de chaînes de valeur reliant production et débouchés, le développement des produits OCOP ainsi que l’attraction des investissements privés dans les zones rurales constitueront des leviers essentiels pour permettre aux localités de satisfaire aux critères de manière concrète et durable.
S’agissant des 17 communes n’ayant encore satisfait à aucun critère, il est nécessaire d’évaluer précisément la situation de chacune d’entre elles, d’identifier en priorité les critères susceptibles d’être satisfaits afin d’établir une feuille de route et de mobiliser les ressources nécessaires.
La priorité devrait être accordée aux ouvrages et aux modèles répondant directement aux besoins de la vie quotidienne et de la production locale, notamment dans les domaines des transports, de l’eau potable, de l’éducation et de la santé, ainsi que du soutien aux moyens de subsistance et de la création d’emplois.
L’édification de la nouvelle ruralité à Dak Lak ne saurait se limiter à l’accomplissement de critères administratifs.
Elle vise avant tout à réduire progressivement les écarts de développement entre les régions, à améliorer les revenus et la qualité de vie de la population et à créer une dynamique de développement durable dans les campagnes, notamment dans les zones peuplées de minorités ethniques et montagneuses.
Après la fusion, la province de Dak Lak est divisée en 102 unités administratives de niveau communal, dont 88 communes et 14 quartiers.