Renforcer les liens dans la chaîne de valeur de la production et de la commercialisation du riz

Dans l’après-midi du 24 mars, à Can Tho, le ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce a organisé une conférence visant à promouvoir les exportations de riz pour 2026.

Lors de la conférence. Photo : NDEL.
Lors de la conférence. Photo : NDEL.

Au 15 mars, les exportations nationales de riz ont atteint environ 1,74 million de tonnes, pour une valeur estimée à 826,2 millions de dollars, avec un prix moyen à l’exportation de 477,6 dollars par tonne.

Par rapport à la même période de 2025, le volume a augmenté de 2,3 %, mais la valeur a reculé de 8,7 %, tandis que le prix moyen a diminué de 10,7 %.

Les Philippines demeurent le principal marché d’importation du riz vietnamien, représentant 55,86 % du volume total exporté, soit 711 264 tonnes, en hausse de 30 % sur un an.

La Chine se classe au deuxième rang, avec environ 14 % des exportations, soit 178 165 tonnes, en progression de 143,7 % par rapport à la même période de 2025.

Le retour du marché philippin après la levée de la suspension temporaire des importations de riz, ainsi que la forte demande chinoise à l’approche du Nouvel An lunaire, figurent parmi les facteurs ayant soutenu l’augmentation des exportations vietnamiennes et contribué à atténuer en partie la pression sur les prix du riz ces derniers temps.

Cependant, au cours des deux premiers mois de 2026, les exportations de riz ont enregistré une baisse sur les marchés africains, après une croissance notable en 2025 : la Côte d’Ivoire a reculé de 68,5 % et le Ghana de 22,7 %.

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Des agriculteurs de Can Tho récoltent le riz de la campagne hiver-printemps. Photo : NDEL.

À partir de mars, les exportations de riz vietnamien devraient être affectées par les tensions au Moyen-Orient, entraînant une hausse des coûts logistiques internationaux (augmentation des primes d’assurance, allongement des délais de transport de 10 à 15 jours), un resserrement de l’approvisionnement en intrants et une hausse des coûts (engrais, prix du pétrole).

Par ailleurs, les frais de transport intérieur ont augmenté de 20 000 à 30 000 dôngs par tonne.

À cela s’ajoutent la pression concurrentielle des grands exportateurs tels que la Thaïlande, l’Inde et le Pakistan, l’abondance de l’offre liée à la récolte massive de la campagne hiver-printemps 2025-2026, ainsi que certaines barrières commerciales sur le marché chinois.

Afin de stimuler les exportations dans les temps à venir, les représentants du ministère de l’Industrie et du Commerce ont indiqué qu’il convenait de poursuivre les efforts de promotion commerciale et d’élargir les débouchés vers des marchés à fort potentiel en Afrique et en Amérique.

Les entreprises et associations de la filière rizicole sont appelées à suivre de près l’évolution du marché et à adapter leurs plans d’exportation à chaque période.

Le ministère étudie également des propositions à soumettre au gouvernement et aux ministères concernés pour mettre en place des politiques de soutien au crédit destinées aux entreprises achetant le riz aux agriculteurs, afin de favoriser l’écoulement de la récolte hiver-printemps et de garantir aux producteurs des revenus raisonnables.

Les autorités locales et les entreprises doivent, de leur côté, prendre l’initiative de développer et d’élargir les chaînes de valeur dans la production et la commercialisation du riz, notamment dans le cadre du projet d’un million d’hectares de riz de haute qualité à faibles émissions, afin de réduire les coûts, d’améliorer la qualité du riz, d’augmenter les revenus des agriculteurs et de stabiliser leurs conditions de vie.

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