Le IXe Congrès national de l’Union des agriculteurs du Vietnam pour le mandat 2026-2031 s’ouvre solennellement aujourd’hui à Hanoï. Alors que l’ensemble du pays entre dans une nouvelle phase de développement et met en œuvre les résolutions du XIVe Congrès national du Parti ainsi que celles du Bureau politique, cet événement constitue un rendez-vous politique majeur pour le pays.
Dans ce contexte, la paysannerie vietnamienne continue d’affirmer son rôle de force centrale et la plus importante composante sociale dans la stratégie de développement de l’agriculture, de l’économie rurale et de l’édification de la nouvelle ruralité.
Placée sous la devise « Unité – Démocratie – Percée – Coopération – Développement », cette édition du Congrès est l’occasion de tirer les enseignements de l’expérience acquise sur le terrain et de définir de nouvelles orientations pour bâtir une paysannerie moderne, animée par l’aspiration commune à un Vietnam prospère, puissant, civilisé et heureux.
Depuis le VIIIe Congrès, l’agriculture vietnamienne a enregistré des résultats remarquables, fruits du travail assidu des agriculteurs sous la direction du Parti communiste du Vietnam.
Face aux incertitudes de l’économie mondiale, aux catastrophes naturelles et aux épidémies, l’agriculture a confirmé son rôle de « pilier » de l’économie nationale. Les agriculteurs ont largement contribué à cette dynamique en donnant plus de 530 hectares de terres, en fournissant 4,6 millions de journées de travail et en participant à la construction ou à la rénovation de plus de 3 500 kilomètres de routes rurales et de canaux d’irrigation. Ils ont également mis en place plus de 11 000 modèles de protection de l’environnement.
Les mouvements lancés par l’Union ont contribué à faire évoluer les mentalités et à renforcer l’esprit d’initiative économique dans les campagnes. Chaque année, quelque 6,5 millions de foyers participent au mouvement d’émulation « Les agriculteurs excellent dans la production et les affaires, s’entraident pour s’enrichir et réduire durablement la pauvreté ». Plus de 3,4 millions d’entre eux ont obtenu des distinctions à différents niveaux, tandis que plus de 56 000 ménages défavorisés ont bénéficié d’un soutien pour améliorer leurs conditions de vie.
Le mouvement encourageant les membres de l’Union à participer au développement de l’économie collective a favorisé l’émergence de milliers de modèles d’agriculture écologique, verte et circulaire, intégrant les hautes technologies et les chaînes de valeur.
L’Union des agriculteurs a joué un rôle moteur dans la création de plus de 1 000 coopératives agricoles, de milliers de groupes coopératifs, de 2 419 sections professionnelles d’agriculteurs et de 11 708 groupes professionnels fonctionnant efficacement.
Les cadres de l’Union ont également accompagné les agriculteurs dans la valorisation de leurs produits. Plus de 5 400 produits agricoles ont obtenu la certification OCOP (« Une commune, un produit »), tandis que les actions de promotion commerciale ont permis de connecter plus de 600 000 exploitations agricoles aux plateformes de commerce électronique.
Par ailleurs, la campagne « Non aux produits chimiques interdits et aux aliments insalubres » s’est progressivement imposée comme une nouvelle pratique culturelle dans les campagnes, contribuant à la protection de la santé publique.
L’image traditionnelle de l’agriculteur travaillant durement dans les champs cède peu à peu la place à celle d’exploitants modernes, de gestionnaires de fermes et de coopératives capables de produire selon les normes les plus exigeantes des marchés internationaux.
Malgré ces avancées, de nombreux défis demeurent sur la voie d’une agriculture écologique, d’une ruralité moderne et d’une paysannerie innovante.
La hausse du coût des intrants, les effets du changement climatique, les catastrophes naturelles et les épidémies continuent de peser sur le secteur. Dans certaines régions, les chaînes de valeur restent fragiles et les progrès en matière de transformation numérique ou de production à grande échelle demeurent limités. La productivité du travail agricole reste également perfectible.
Par ailleurs, les activités de l’Union ne sont pas encore homogènes sur l’ensemble du territoire. Certaines structures locales rencontrent encore des difficultés d’adaptation au nouveau modèle d’administration locale à deux niveaux, notamment au niveau communal.
Ces défis exigent des réponses globales et cohérentes durant le mandat 2026-2031. Les organisations de l’Union devront poursuivre leur transformation, moderniser leurs méthodes de travail, renforcer les compétences de leurs cadres et accélérer l’intégration des sciences, des technologies et du numérique dans leurs activités.
Elles devront également jouer pleinement leur rôle de relais entre le Parti, les autorités et les agriculteurs, tout en défendant les droits et les intérêts légitimes de ces derniers et en les accompagnant dans les processus de coopération, de mise en réseau et de transition numérique.
Pour un pays engagé dans l’industrialisation et la modernisation à partir d’une base agricole encore marquée par la fragmentation de la production, le développement ne peut être dissocié du renouvellement des modes de production, de l’innovation scientifique et technologique, d’une vision moderne des marchés et des chaînes de valeur, ainsi que du lien étroit entre agriculture, agriculteurs et monde rural.
Dans cette transformation, l’esprit d’innovation, la créativité et les ressources propres de la paysannerie demeurent des moteurs essentiels du changement.
Avec l’attention constante du Parti et de l’État, ainsi que l’accompagnement de l’Union des agriculteurs, les paysans vietnamiens continueront à faire vivre leur tradition patriotique, leur esprit de solidarité et leur capacité d’innovation afin de surmonter les difficultés et de contribuer à l’édification d’un Vietnam pacifique, indépendant, démocratique, prospère, civilisé et heureux dans la nouvelle ère.