Ce projet a pour objectif de valoriser les avantages qui découlent de la biodiversité dans le contexte où le pays est dépourvu d’un mécanisme de gestion assez efficace permettant l'affirmation de la souveraineté nationale sur les ressources génétiques qui sont malheureusement en rapide diminution.
Durant l’atelier, les participants ont écouté des présentations faites par les représentants venus du Département de la conservation de la biodiversité du Vietnam et du PNUD. Celles-ci portaient sur l’état des lieux de l'accès aux ressources génétiques et du partage des avantages au Vietnam ainsi que sur les moyens et les outils pratiques pour renforcer la planification, le suivi et l’évaluation axés sur les résultats au PNUD. Ils ont aussi discuté pour ensuite proposer des recommandations visant à perfectionner le rapport de démarrage du projet et son plan de mise en place.
Nguyên Van Tai, chef du Département général de l’Environnement, a remarqué qu’il manque au Vietnam un cadre juridique régissant le partage des avantages entre le fournisseur de ressources (le Vietnam dans ce cas) et les utilisateurs de ressources (qui sont normalement en provenance de l’étranger). C’est pourquoi le ministère des Ressources naturelles et de l’Environnement a voulu élaborer ce projet immédiatement après l’entrée en vigueur du Protocole de Nagoya en 2014. D’une durée de quatre ans, le projet se concrétise grâce à un financement total de 12,5 millions de dollars dont 2 millions de dollars accordés par le Fonds pour l'environnement mondial (en anglais: Global Environment Facility, GEF) par l’intermédiaire du PNUD et le reste est prélevé sur le fonds de contrepartie du gouvernement vietnamien.
Au préalable, les parties participantes ont œuvré ensemble pour concevoir des politiques de gestion en la matière et expérimenter dans la province de Lao Cai un modèle d’utilisation des ressources génétiques de plantes médicinales et de valorisation des savoirs traditionnels de l’ethnie Dao dans l’utilisation de ces plantes pour prendre soin naturellement de la santé des humains.
Nguyên Van Tai a constaté: «Le projet constitue pour nous une bonne occasion de renforcer la gestion durable des ressources génétiques et d’assurer le partage des avantages qui en résultent». Il est à noter que le pays figure au 16ème rang mondial pour sa richesse en biodiversité et qu’il se situe dans une des 10 régions du monde où la biodiversité est considérée comme la plus riche.
Lors de l’atelier, Akiko Fujii, vice-directrice nationale du PNUD au Vietnam, a salué les efforts que le Vietnam concentre dans la mise en œuvre du Protocole de Nagoya sur l'accès et le partage des avantages.