Créé en 2025 à l’occasion du centenaire de l’École des Beaux-Arts de l’Indochine, ce prix entend établir un lien entre héritage artistique et création contemporaine vietnamienne. Il offre chaque année à de jeunes artistes une visibilité sur la scène internationale.
Lam Gia Huan propose, avec Nguyện đường An Nam (Sanctuaire d’An Nam), une œuvre sur soie où la figure féminine occupe une place centrale. Son travail, marqué par une grande maîtrise technique, mêle influences indochinoises et références occidentales, rappelant par endroits l’esthétique du peintre Le Pho.
Nguyen Nguyet Anh, formée à la laque, choisit également la soie pour son œuvre Trốn tìm (Cache-cache). Elle y explore la quête d’identité dans un environnement urbain contraint, en développant une technique à double couche qui accentue la profondeur visuelle.
Alexandre Eliaba, membre du jury, a déclaré que ces œuvres illustraient une tendance plus large de la scène vietnamienne contemporaine, caractérisée par un dialogue entre traditions locales et langages artistiques internationaux.
Selon les organisateurs, cette initiative contribue à offrir aux jeunes artistes des opportunités de développement international et à renforcer la présence de l’art vietnamien sur la scène mondiale.
Le Centre culturel du Vietnam en France a réaffirmé, à cette occasion, son rôle dans la promotion de la culture vietnamienne à l’étranger et dans le renforcement des liens avec la communauté vietnamienne.