Garantir l’accès à l’éducation aux enfants des régions montagneuses

Récemment, le projet de construction de 100 écoles intercycles dans les communes frontalières a été lancé afin d’offrir aux enfants des conditions d’apprentissage plus sûres, plus modernes et plus équitables.

Au Vietnam, l’éducation dans les régions montagneuses, reculées et frontalières figure au rang des grandes priorités du Parti et de l’État.
Au Vietnam, l’éducation dans les régions montagneuses, reculées et frontalières figure au rang des grandes priorités du Parti et de l’État.

Dans quelques jours à peine, les élèves vietnamiens feront leur rentrée scolaire 2026-2027. Dans les villages des régions montagneuses et frontalières, la nouvelle année scolaire commencera elle aussi dans des établissements flambant neufs, plus spacieux et plus modernes.

De nouveaux espaces éducatifs dans les régions montagneuses et frontalières

Depuis plusieurs années, le Vietnam renforce progressivement ses politiques éducatives en faveur des régions montagneuses peuplées de minorités ethniques. Ces efforts vont du soutien aux élèves à la modernisation des infrastructures, en passant par le développement du réseau d’établissements scolaires en internat et en semi-internat. Dans les communes frontalières, le projet de construction d’écoles intercycles vient ainsi renforcer les moyens consacrés à l’éducation et contribuer à créer un cadre scolaire plus stable, mieux adapté aux réalités et aux besoins de chaque localité. Pour les enfants vivant dans ces zones frontalières, une école dotée d’infrastructures modernes offre un environnement propice à leur épanouissement. L’enjeu est désormais de faire en sorte que les moyens mobilisés se traduisent concrètement par de meilleures conditions d’apprentissage, adaptées aux besoins des élèves.

“En classe, chacun a son propre bureau, et il y a même une télévision. Dans notre chambre, on a aussi une table et des chaises pour étudier, ainsi qu’une armoire pour ranger nos vêtements et nos chaussures. J’aime beaucoup!”, témoigne un écolier.

“La nouvelle école est vraiment très belle. Il y a même une piscine et un terrain de sport. Je suis très rassuré de savoir que mon enfant y est scolarisé. L’internat est bien équipé et les enseignants veillent sur les élèves au quotidien”, dit une mère.

Améliorer les conditions d’apprentissage, c’est aussi donner aux enfants davantage de possibilités de construire leur parcours scolaire et de préparer leur avenir, comme l’a souligné le professeur associé et docteur Bùi Hoài Son, membre permanent de la Commission de la Culture et des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

L'internat primaire et secondaire de Si Pa Phin est un établissement moderne et bien construit. Photo: Ha Anh/dbtv.mediatech.vn

L'internat primaire et secondaire de Si Pa Phin est un établissement moderne et bien construit. Photo: Ha Anh/dbtv.mediatech.vn

“La construction des écoles intercycles dans les zones frontalières est une politique à forte portée sociale. Pour les enfants des régions montagneuses, l’éloignement, les difficultés de transport, les contraintes économiques des familles et le manque d’infrastructures scolaires restent autant d’obstacles très concrets à l’accès à l’éducation. Une école de qualité, située à proximité et offrant des conditions d’étude et de vie sûres, peut ainsi contribuer à réduire les inégalités d’accès à l’éducation. Elle offre aussi aux élèves un cadre favorable à l’acquisition des connaissances, au développement des compétences et à l’épanouissement personnel. Au-delà des infrastructures, investir dans les écoles des zones frontalières, c’est investir dans les enfants et dans l’avenir de ces régions. C’est également un levier important pour renforcer, dans la durée, la confiance des populations dans les politiques du Parti et de l’État”, affirme-t-il.

Investir dans l’éducation pour préparer l’avenir des zones frontalières

Le Bureau politique a approuvé le principe de la construction d’écoles dans les 248 communes frontalières terrestres du pays. Une première phase prévoit la construction de 100 établissements, avant une extension progressive du programme. Au-delà de la réponse aux besoins immédiats en infrastructures, cette initiative vise à mettre en place un réseau scolaire mieux adapté aux réalités et aux spécificités de ces localités.

Lors de l’inauguration, en janvier 2026, de l’École primaire et secondaire en internat de Si Pa Phin, dans la province de Diên Biên, le secrétaire général du Parti et président de la République, Tô Lâm, a souligné: “Dans les zones frontalières, reculées et isolées, l’éducation ne sert pas seulement à améliorer le niveau d’instruction et à former les ressources humaines. Elle joue aussi un rôle essentiel dans la préservation durable de la souveraineté nationale, en s’appuyant sur les populations qui vivent sur ces territoires et qui sont profondément attachées à leurs villages et à la frontière. Le projet de construction des écoles intercycles constitue ainsi une décision importante, pertinente et profondément humaine”.

À l'école primaire et secondaire Thanh Yen, des enseignants guident les élèves de CP dans la rédaction de chaque lettre. Photo: Nguyên Hiên/dbtv.mediatech.vn

À l'école primaire et secondaire Thanh Yen, des enseignants guident les élèves de CP dans la rédaction de chaque lettre. Photo: Nguyên Hiên/dbtv.mediatech.vn

Au-delà des infrastructures, la réussite de cette politique sur le long terme dépendra aussi de la qualité du corps enseignant, des contenus pédagogiques et des conditions de vie offertes aux élèves. Autant de conditions indispensables pour que ces nouvelles écoles répondent pleinement aux besoins des populations et s’intègrent durablement dans la vie des communautés frontalières. Le professeur associé et docteur Bùi Hoài Son, de la Commission de la Culture et des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, explique: “À mon sens, l’impact de ces écoles dépassera largement le cadre de l’éducation. Pour les enfants, elles représentent une véritable chance de construire leur avenir grâce au savoir, d’élargir leurs perspectives professionnelles et de s’ouvrir à un monde plus vaste, tout en restant attachés à leur identité et à leurs racines. Pour les familles, voir leurs enfants étudier dans un environnement sûr et de qualité renforcera leur confiance et leur donnera davantage de stabilité et de motivation pour améliorer leurs conditions de vie. Pour la communauté, l’école peut devenir un véritable centre de savoir, de culture et de lien social, contribuant à améliorer le niveau d’instruction, à faciliter l’accès aux soins et à préserver les langues, les traditions et les valeurs culturelles des populations locales. À long terme, en donnant aux enfants des zones frontalières des chances plus équitables de se développer, ces écoles contribueront à former une nouvelle génération capable de participer au développement de son territoire. Ainsi, chaque école construite dans une zone frontalière ne transmet pas seulement des connaissances. Elle fait aussi naître l’espoir, les ambitions et une nouvelle dynamique pour toute une région”.

Veiller à l’éducation des enfants dans les régions montagneuses et frontalières, c’est garantir leur droit à l’éducation, réduire les écarts entre les territoires et préparer, sur le long terme, les ressources humaines nécessaires au développement local. Des orientations du Parti aux investissements de l’État, puis aux nouvelles écoles qui voient le jour dans les régions frontalières, l’objectif ultime est d’améliorer la qualité de l’enseignement et de donner à chaque élève les moyens de se développer pleinement. Un environnement scolaire sûr et adapté leur permet de mieux apprendre, de développer leurs compétences et, demain, de mettre leurs connaissances au service du développement de leur localité et du pays.

VOV/NDEL
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