En d’autres termes, le patrimoine affirme progressivement son rôle de ressource de développement.
Le programme intitulé « Transformation numérique dans le domaine de la culture à l’horizon 2030, avec une vision à l’horizon 2045 », approuvé par le gouvernement le 4 avril 2026, identifie la numérisation du patrimoine comme l’un des cinq piliers stratégiques, contribuant à une préservation durable, à la valorisation du patrimoine et à la création de ressources abondantes pour le développement des industries culturelles.
Selon de nombreux experts, les données patrimoniales, si elles sont normalisées et étendues, peuvent devenir une « infrastructure immatérielle » pour les industries culturelles, favorisant l’émergence d’un écosystème créatif à forte identité vietnamienne.
Les évolutions récentes dans ce domaine en témoignent, notamment à travers l’essor des applications de tourisme intelligent intégrant des données patrimoniales, des films d’animation et des jeux vidéo exploitant des matériaux historiques et culturels, ou encore des plateformes d’expériences patrimoniales en ligne.
Le patrimoine participe de plus en plus profondément aux processus de création et de consommation culturelles.
La question qui se pose est celle de la définition des responsabilités et des droits des acteurs impliqués dans l’exploitation de cette ressource spécifique.
Une fois numérisé, le patrimoine commence à s’inscrire dans le flux de l’économie créative, du tourisme intelligent à la production de contenus numériques, en passant par l’intelligence artificielle, les jeux vidéo et le cinéma. En d’autres termes, le patrimoine affirme progressivement son rôle de ressource de développement.
Le programme intitulé « Transformation numérique dans le domaine de la culture à l’horizon 2030, avec une vision à l’horizon 2045 », approuvé par le gouvernement le 4 avril 2026, identifie la numérisation du patrimoine comme l’un des cinq piliers stratégiques, contribuant à une préservation durable, à la valorisation du patrimoine et à la création de ressources abondantes pour le développement des industries culturelles.
Selon de nombreux experts, les données patrimoniales, si elles sont normalisées et étendues, peuvent devenir une « infrastructure immatérielle » pour les industries culturelles, favorisant l’émergence d’un écosystème créatif à forte identité vietnamienne.
Les évolutions récentes dans ce domaine en témoignent, notamment à travers l’essor des applications de tourisme intelligent intégrant des données patrimoniales, des films d’animation et des jeux vidéo exploitant des matériaux historiques et culturels, ou encore des plateformes d’expériences patrimoniales en ligne.
Le patrimoine participe de plus en plus profondément aux processus de création et de consommation culturelles.
La question qui se pose est celle de la définition des responsabilités et des droits des acteurs impliqués dans l’exploitation de cette ressource spécifique.
Cela met en évidence que le principal défi actuel ne réside pas dans un manque de technologies, mais dans l’absence d’un « cadre de pensée » cohérent pour la gouvernance du patrimoine.
Si l’on considère le patrimoine uniquement comme un objet de conservation, on risque de manquer des opportunités de développement ; à l’inverse, une exploitation excessive pourrait entraîner la perte de ses valeurs fondamentales.
L’enjeu est donc de trouver un équilibre entre ces deux approches.
Cette réalité appelle à la mise en place rapide d’un mécanisme adapté de gouvernance des données patrimoniales.
Tout d’abord, il convient d’affirmer clairement un principe : les données patrimoniales constituent un bien particulier, lié aux intérêts nationaux et communautaires.
Leur exploitation doit s’accompagner d’une responsabilité de protection, et les bénéfices générés doivent être partagés équitablement.
L’État doit jouer un rôle d’impulsion, en adoptant des règles claires sur les droits de propriété et d’usage des données, tout en mettant en place des mécanismes de supervision efficaces.
Par ailleurs, les modèles de partenariat public-privé doivent être développés dans un esprit de transparence et de responsabilité.
Les entreprises peuvent participer à l’investissement et au développement de produits, mais doivent respecter la valeur du patrimoine et garantir les intérêts de la communauté.
L’expérience internationale montre que les modèles de « données ouvertes sous contrôle » constituent une voie pertinente : les données sont partagées pour être exploitées, mais dans un cadre réglementaire strict afin d’éviter les abus.
Un autre élément essentiel est le rôle de la communauté. Le patrimoine n’est pas simplement un ensemble de données ou d’images inertes, mais une mémoire vivante, un savoir accumulé au fil des générations.
Ainsi, lorsque le patrimoine est numérisé et exploité, la communauté doit pouvoir participer, être écoutée et bénéficier des retombées.
Il ne s’agit pas seulement d’une question d’équité, mais aussi d’un moyen de garantir que le patrimoine continue d’être nourri dans la vie quotidienne.
Il convient également d’évaluer avec lucidité l’impact des technologies sur l’expérience du patrimoine.
Lorsque tout devient accessible en un simple clic, l’expérience directe risque d’être remplacée par une expérience indirecte ; sans orientation appropriée, le patrimoine peut être « consommé rapidement », réduit à des fragments dispersés dans le flux d’informations.
Dans ce cas, ce n’est pas seulement la valeur culturelle qui est perdue, mais aussi la profondeur émotionnelle, élément essentiel de la vitalité durable du patrimoine.
La transformation numérique dans le domaine du patrimoine, au-delà des enjeux technologiques ou économiques, pose également la question de notre rapport à la culture.
La technologie peut rapprocher le patrimoine du public, mais elle ne peut en redéfinir la nature.
Nous pouvons en exploiter la valeur économique, mais nous n’avons pas le droit de sacrifier l’identité au profit d’intérêts à court terme.
Préserver ce principe fondamental ouvrira la voie à l’avenir du patrimoine.