Le vice-Premier ministre Nguyen Van Thang a signé la Directive n°27/CT-TTg du 25 juin 2026 du Premier ministre visant à renforcer la gestion, améliorer l’utilisation et accélérer le décaissement des fonds d’aide publique au développement (APD) et des prêts concessionnels étrangers en 2026 et pour les années suivantes.
L’amélioration de l’utilisation de ces financements et l’accélération de leur décaissement contribueront non seulement à soutenir une croissance économique durable et à préserver les grands équilibres macroéconomiques, mais aussi à renforcer la discipline et l’efficacité de la gestion des capitaux étrangers pour la période 2026-2030.
Selon le ministère des Finances, au 15 juin 2026, le taux moyen de décaissement des investissements publics financés par des ressources étrangères n’atteignait que 9,99 % du plan annuel, un niveau inférieur à celui des investissements financés sur ressources nationales. Le taux de décaissement des prêts rétrocédés aux localités ne s’élevait qu’à 8,98 %. Plusieurs ministères, organismes centraux et localités n’avaient enregistré aucun décaissement.
Afin d’atteindre un taux de décaissement de 100 % des crédits d’investissement public alloués chaque année par le Premier ministre et de contribuer à l’objectif d’une croissance à deux chiffres, le Premier ministre demande aux ministères, aux organismes centraux et aux autorités locales de mettre en œuvre plusieurs mesures.
Les ministères, organismes centraux et localités sont notamment appelés à renforcer la qualité de la préparation et de l’approbation des projets financés par les APD et les prêts concessionnels étrangers.
La directive exige également de ne pas proposer de nouveaux emprunts ou de nouveaux projets dont la nécessité, l’efficacité ou la faisabilité ne sont pas clairement établies, ou qui risqueraient d’entraîner un gaspillage des ressources publiques.
Il demande de détecter rapidement, de prévenir et de sanctionner avec fermeté les actes de corruption et les comportements répréhensibles dans la mise en œuvre des programmes et projets financés par les fonds APD et les prêts concessionnels étrangers.
Il est en outre nécessaire d’examiner régulièrement les projets en retard, affichant un faible taux de décaissement, ayant connu plusieurs ajustements, une prolongation de leur durée de mise en œuvre ou une hausse de leur coût total d’investissement; en identifier clairement les causes et les responsabilités, puis prendre les mesures nécessaires conformément à la réglementation.
Le ministère des Finances est chargé de travailler avec les bailleurs de fonds afin de simplifier les procédures de décaissement et de traiter rapidement les difficultés relevant de sa compétence, dans le respect des engagements pris avec les partenaires internationaux.
Enfin, le Premier ministre demande aux ministres, aux dirigeants des organismes centraux et aux autorités locales de veiller à la mise en œuvre rigoureuse de cette directive et des dispositions légales qui s’y rapportent par les comités de gestion de projets, les maîtres d’ouvrage ainsi que les organisations et les personnes concernées.