Cette campagne, organisée à la fois sur des sites fixes et dans le cadre de collectes mobiles, vise à compléter la base de données nationale, à contribuer à l’identification des martyrs et à répondre à l’espoir de milliers de familles de retrouver leurs proches.
Selon le plan établi, des sites de prélèvement centralisés ont été aménagés dans le quartier de Thanh Sen et les communes de Ky Anh et Duc Tho.
Parallèlement, les forces compétentes organisent des collectes mobiles dans l’ensemble de la province afin de faciliter la participation des proches des martyrs.
Dès le petit matin, de nombreux proches de martyrs des environs du quartier de Thanh Sen se sont présentés pour s’inscrire au prélèvement d’échantillons biologiques destinés aux analyses ADN.
Dans la commune de Cam Binh, les autorités locales ont organisé le transport de 86 proches de martyrs, principalement des personnes âgées, vers les sites de prélèvement pour y effectuer les formalités nécessaires.
Nguyen Thi Ha Phuong, cadre du service de la Culture de la commune de Cam Binh, a indiqué que la commune avait loué deux voitures et préparé des produits de première nécessité pour faciliter les démarches des familles.
L’objectif est de les aider à retrouver au plus tôt les restes de leurs proches tombés pour la patrie et à les ramener auprès de leur famille et dans leur terre natale.
Pour cette deuxième campagne de prélèvement d’échantillons ADN auprès des proches de martyrs, les services de police des communes et des quartiers sont chargés de recenser la totalité des martyrs dont l’identité n’a pas encore été établie ainsi que leurs proches susceptibles de participer aux prélèvements.
Ils doivent également vérifier les liens de parenté, compléter les données dans le système et inscrire les personnes remplissant les conditions requises.
Selon les règles de mise en œuvre, deux échantillons biologiques au maximum peuvent être prélevés auprès des proches de chaque martyr.
Dans les cas où aucun proche vivant n’est identifié, où aucune personne ne remplit les conditions requises, où les proches ne peuvent être contactés ou encore où les prélèvements ne peuvent être organisés pour des raisons objectives, les forces compétentes doivent procéder à des vérifications et établir un procès-verbal précisant les motifs et les résultats obtenus.
Outre les sites fixes, les localités déploient également des équipes mobiles qui se rendent au domicile des proches âgés, malades ou ayant des difficultés à se déplacer, afin de leur permettre de participer aux prélèvements dans les meilleures conditions.
Le lieutenant-colonel Ho Van Phuong, chef adjoint de la police du quartier de Thanh Sen, a indiqué que son unité avait préparé les moyens nécessaires, mobilisé des officiers et des policiers et réparti précisément les tâches afin d’accompagner les familles à chaque étape du prélèvement.
Il a souligné qu’il ne s’agissait pas seulement d’une mission importante, mais aussi d’une expression de responsabilité et de solidarité envers les familles ayant contribué à la cause nationale. Les forces de police s’efforcent donc de garantir la participation de tous les proches concernés dans leur ressort.
À l’heure actuelle, le service de police chargé de la gestion administrative de l’ordre social de la police provinciale de Ha Tinh aménage les sites de prélèvement en fonction du nombre de proches concernés et des particularités de chaque localité.
Il combine les prélèvements centralisés et mobiles, notamment dans les zones étendues, reculées et difficiles d’accès.
La poursuite du recensement et du prélèvement d’échantillons biologiques auprès des proches de martyrs vise à enrichir les données nécessaires à l’identification des martyrs dont les informations restent incomplètes, à perfectionner la base de données et à répondre aux attentes des familles dans leur quête pour retrouver et identifier ceux qui ont sacrifié leur vie.
Selon les statistiques, la province de Ha Tinh compte actuellement 22 747 martyrs, dont 9 928 ont été identifiés, tandis que les informations concernant 12 819 autres restent à établir.
Parmi ces derniers, les autorités ont enregistré les données de 10 537 proches susceptibles de participer aux prélèvements ADN.
Pour les 2 282 autres cas, les proches concernés n’ont pas encore été identifiés ou les informations nécessaires à leur prélèvement n’ont pas encore été recueillies.